La manœuvre de strangulation a duré plus de dix secondes

L’accusé est en aveux des faits mais il a déclaré que Véronique Quidouce l’avait provoqué, armée d’un marteau qui a été retrouvé au fond d’une armoire, bien caché, chez la victime.

La manœuvre de strangulation a duré plus de dix secondes

Les experts n’ont trouvé aucune autre cause de la mort que la strangulation, comme ils l’ont déclaré devant la cour d’assises lundi après-midi. Selon eux, celle-ci a duré plusieurs minutes, même si la victime avait des capacités respiratoires restreintes car elle fumait et utilisait un petit appareil pour l’aider à respirer.

L’accusé ne dit donc pas la vérité quand il déclare qu’il a serré le cou de la victime durant une dizaine de secondes. Pour les médecins légistes, ce délai est suffisant pour perdre connaissance mais pas pour arrêter de respirer. L’intention d’homicide semble être incontestable compte tenu de cet élément.

D’après l’enquête de moralité réalisée par les policiers, Xavier Van Den Brandt a fait du mensonge une habitude, au point de faire croire à la mort accidentelle de son fils et d’organiser ses funérailles alors que l’enfant était en vacances à l’étranger avec sa maman. Le portrait dressé par les enquêteurs est loin de celui présenté en matinée par l’accusé. L’homme n’a pas non plus été champion de Belgique de voile en 1979 comme il le soutient.

Le 27 décembre 2018, le couple s’est disputé dans l’appartement de la victime, situé sur la place des Alliés à Mons. Après avoir étranglé Véronique, Xavier est parti dans son café à Chièvres. Il est revenu le 9 janvier 2019 à Mons et il s’est débarrassé du corps en le jetant dans un petit cours d’eau à Spiennes. Le cadavre a été retrouvé le 21 février, après l’interpellation du suspect chez son autre maîtresse, à Montignies-lez-Lens. Il a été placé sous mandat d’arrêt le lendemain.

Aujourd’hui, la cour entendra quelques experts avant d’auditionner les témoins mercredi matin.

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