Coup d’arrêt pour le Proxibus

Essentiellement festif, ce petit conseil communal abordait néanmoins l’arrêt du Proxibus. Majorité et opposition, ne sont pas d’accord.

S.B.
Coup d’arrêt pour le Proxibus
La convention de partenariat avec les TEC Hainaut pour le Proxibus s’arrêtera fin décembre. Un service de taxi social prendra la relève. ©ÉdA

Jeudi soir, l’Hôtel de Ville était en effervescence. Avant d’entamer le conseil d’avant vacances, les élus réunissaient les conseillers juniors sortants pour les remercier du travail accompli, installaient dans la foulée le nouveau Conseil de la Jeunesse, avant d’élever le colonel Marty Vannatter, commandant de la base américaine, au rang de Citoyen d’honneur de la Ville.

Venait ensuite un ordre du jour assez restreint. Après avoir approuvé récemment l’avant-projet d’IPALLE concernant les travaux de réfection et d’égouttage de la rue Hoche, les élus ont voté le cahier spécial des charges, dont le montant est estimé à 407 000€, et chargé l’intercommunale d’intervenir au nom de la Ville dans l’attribution du marché. Toujours dans le cadre du Plan d’Investissement Communal (PIC) 2013-2016, l’aménagement du parking de la rue du Grand Vivier, à l’arrière de la crèche, a également vu son cahier des charges approuvé. Les travaux sont estimés à quelque 240 000€ et le dossier sera piloté par le service provincial Hainaut Ingénierie Technique. Subsidiés, ces travaux devraient nécessairement débuter avant novembre prochain. Ils permettront la création de 40 places de parking, favorisant ainsi le désengorgement de la Grand-Place, d’une zone «dépose-minute» et d’un accès sécurisé pour la crèche. L’infrastructure intégrera parallèlement des bulles à verre enterrées.

Divergences de vue

Parmi les 9 points débattus, celui concernant l’arrêt du service Proxibus a opposé la famille libérale à la majorité PS-Écolo. Cette dernière a ainsi décidé de résilier la convention de partenariat, conclue entre la commune et le TEC Hainaut, relative au service de transport en commun local. Le Proxibus disparaîtra ainsi fin décembre et devrait faire place aux services d’un taxi social, prévu dès février 2017. Après analyse, le Collège est arrivé à la conclusion que la moyenne de fréquentation était insuffisante au vu des coûts élevés à charge de la commune.

Bruno Lefèbvre souligne d'ailleurs à ce propos: «Nous dépensons annuellement environ 25 000€ pour un service qui ne touche qu'entre 5 et 10 personnes, toujours les mêmes, et ce 3 fois semaine, les mardi, jeudi et dimanche. À l'usage, cela ne va pas du tout. En Collège, nous avons réfléchi, bien évidemment avant de proposer cette suppression, à la mise en place d'un taxi social qui répondrait aux mêmes besoins pour un budget moindre. J'estime le coût de ce nouveau service entre 15 et 18 000€ par an.»

Au niveau de l’opposition, Claudy Demarez a demandé de surseoir à cette décision afin de donner une chance à ce service, regrettant notamment un manque de chiffres probants, permettant une analyse efficace de la situation, et craignant une diminution du personnel communal. Le point a finalement été voté majorité contre opposition. Le dossier «Taxi social» devrait maintenant avancer, nous y reviendrons en temps opportun, mais il ne serait pas étonnant que des contacts soient prochainement noués avec l’ASBL chiévroise «Alice Senior».