Mon amie la rose

Si la Tour César incarne à elle seule Provins, il est un autre symbole, beaucoup moins imposant et plus délicat celui-là, qui contribue aussi à la renommée de la cité: la Rosa Gallica officinalis, plus connue sous le nom de rose de Provins.

St.B.
Mon amie la rose
La «Rosa Gallica Officinalis» intervient dans les préparations culinaires de Provins. ©ÉdA

Considéré comme le Monsieur Rose provinois, Bruno Clergeot, propriétaire de la Roseraie de Provins, nous en parle. «La rose de Provins fait partie de la famille des Galliques. C'est une rose très parfumée ce qui, dès le Moyen Âge, en fait une plante utilisée tant en médecine qu'en gastronomie. Elle était réputée et possédait une grande valeur marchande: 1 kg de ses pétales équivalait à 1 kg d'or, dit-on.»

Si la légende attribue son introduction à Thibaut IV lors de son retour de croisades, des textes anciens, de Pline l’Ancien notamment, prouvent que cette fleur existait déjà en France du temps des Romains. Il serait ainsi plus juste de dire que le comte de Champagne, de retour de Damas où il avait pu appréhender la valeur de cette fleur, a vu l’opportunité de sa culture intensive afin de remplir les caisses de sa ville.

Depuis 1240, cette rose fait la richesse de Provins et se décline en confit ou en eau de rose parfumant les préparations culinaires. «C'est un rosier buisson, souple, très florifère, de 70 à 75 cm de haut. Les fleurs ont une couleur rose fuchsia et éclosent en juin, durant les Médiévales», souligne Bruno. De quoi encore renforcer sa symbolique.