Moins par moins donne plus !

Chez les Aviateurs, musique et logique ne feraient pas bon ménage? Comptes et décomptes créent la division entre majorité et opposition.

Stéphane BONGE
Moins par moins donne plus !
Ath 06/05 Chièvres Conseil communal ©ÉdA

Mardi soir, au menu des conseillers, de nombreux points administratifs, les comptes des fabriques d’église, la réfection de la rue Hoche ainsi que le dossier relatif au Summerday festival. Si les deux premiers points ont bénéficié d’un assentiment collectif, le débat concernant l’événement musical – quoi de plus normal pour un festival Electro – a vu son rythme aller crescendo.

Rayon fabriques d'église, Francis Cordier a présenté les comptes 2015, arborant tous un excédent pour un montant total de 59 000€. L'échevin des cultes a relevé la bonne gestion des fabriciens, facilitée par un hiver clément et des coûts de mazout favorables. Les comptes ont été votés à la majorité, Claudy Demarez soulignant: «des résultats maîtrisés et la qualité du travail de Francis Cordier dans les dossiers des cultes, ponctuels ou plus conséquents». Concernant le mazout, il en a profité pour demander à ce qu'en termes de marchés conjoints, on puisse associer Ville, CPAS, fabriques d'église ainsi qu'éventuellement certaines ASBL de l'entité afin d'obtenir des prix encore plus favorables. Bruno Lefèbvre a expliqué que pour l'instant, la Ville faisant partie d'une centrale de marchés, cela pouvait poser problème.

La réfection de la rue Hoche (voir ci-après), prévue dans le Plan d’Investissement communal 2013-2016, a également reçu l’aval de l’ensemble des conseillers, reconnaissant le bien-fondé de tels travaux, tant le déplacement pédestre est délicat dans cette rue pavée.

Mieux mais non!

La musique adoucit les mœurs… Ce proverbe populaire bien connu, signifiant en réalité que la musique était déconseillée aux militaires de peur qu'elle n'amollisse leur caractère, semble avoir trouvé écho auprès de l'opposition MR. Reconnaissant certaines avancées positives dans le dossier, l'opposition a cependant refusé d'accepter le montant des subsides accordés à l'événement et s'est abstenue pour le contrat de gestion proposé, alors même qu'elle en reconnaissait la raison d'être. Ces choix ont provoqué le soupir de Bruno Lefèbvre qui leur a demandé: «Que faut-il faire pour que vous souteniez cette manifestation?»

Encore une fois c'est au niveau financier que les logiques se sont affrontées même si de 30 000€ en 2015, on passe à 20 000€ pour l'édition 2016. Du côté du MR, la logique mathématique prévaut. Claudy Demarez a souligné: «L'année passée, c'était 30 000€ pour 2 jours, cette année c'est 20 000€ pour 1 jour… C'est mathématique! Ensuite dans les modalités, ce subside sera liquidé en totalité. Je n'aime pas car, pour moi, c'est accorder un chèque en blanc. j'en veux pour preuve que l'année passée, on a procédé comme cela et on n'en a toujours pas vu les justifications».

Cette remarque a fait bondir Bruno Lefèbvre qui a rétorqué: «Arrêtez de faire des sous-entendus. Ces comptes sont à votre disposition! Ils ont été étudiés par la directrice financière qui a fait son travail et nous n'avons pas à les présenter en séance publique, ou alors il faudrait faire de même avec toutes les ASBL que nous subsidions». Il poursuivait: «Sur le montant et les modalités, nous travaillons avec une ASBL, pas une société privée. Même si on séquençait ces paiements, vous savez très bien que la somme globale serait versée, cela ne changerait rien. Il faut souligner qu'en échange, ce festival propose différents artistes internationaux, comme Quentin Mosimann, et que les Chièvrois y auront accès pour 5€ seulement. Avec 5 000€ de subside, vous n'auriez pas eu cela! Nous favorisons tout ce qui est positif sans défavoriser la gestion et les autres projets de la Ville.»