Chièvres: le regard de l'opposition

Une politique « Bling Bling » où le « faire savoir prend le pas sur le savoir-faire »...

Voilà en substance comment les libéraux jugent le travail de la majorité en général, parmi laquelle ils ciblent Bruno Lefèbvre. Tout en reconnaissant sa capacité de travail, Claudy Demarez, chef de file des libéraux, lui reproche de contourner l’esprit de la loi et souligne son omniprésence à Chièvres, bien que bourgmestre empêché. Il le soupçonne ainsi de « privilégier un plan de carrière ». Il explique: « cela se passe bien sûr ailleurs, mais moi ce qui m’intéresse, c’est Chièvres, il personnalise à lui tout seul le collège et, pour moi, il y a un malaise... ». Et de se poser la question: « est-ce lui qui étouffe un peu les autres ou ceux-ci manquent-ils de souffle? »

Le positif ? « La gestion journalière ne va ni mieux ni moins bien que lorsque nous y étions », constate-t-il. Concernant les dossiers réalisés ou à venir, il en relève deux positifs, ceux de la Maison de Cité à Chièvres et du nouveau pont à Tongre-Notre-Dame, s'empressant d'y mettre un bémol en rappelant que « ces deux dossiers ont été initiés lors de la précédente législature... ».
Pour les autres, Claudy Demarez estime que certains sont trop lents, comme la Maison de village à Huissignies ou l'église désacralisée de Tongre-Saint-Martin, car « après trois ans et demi, on est en droit d'attendre des résultats ». Cette constatation, il l'applique également au CPAS où il regrette des effets d'annonce sans beaucoup de réalisations, « comme je l'ai déjà dit, à l'extraordinaire, à part la photocopieuse... ».

Parmi les dossiers « négligés ou faisant figure de parents pauvres », l’opposition pointe le jumelage avec Golushow, l’agriculture, l’accueil Temps libre, le commerce où « par manque de temps, on se contente de peu et on fait moins qu’avant » et la propreté environnementale. Dans ce cas : « si, suite au zéro Phyto, les solutions alternatives ne sont pas convaincantes, il n’y a pas que l’herbe qui dérange ; c’est la propreté aussi, notamment au niveau de la Grand-Place qui est notre vitrine ; les commerçants s’en plaignent. »

Au niveau des finances, si l'opposition admet qu'à l'ordinaire, le budget est corseté à 95% de dépenses incompressibles, on regrette l'utilisation des 5%, « représentant une belle somme avec laquelle on pourrait travailler mieux en dépensant moins ». Si les centimes additionnels sont moins importants qu'à Ath et Brugelette, « on est dans la moyenne haute ». M. Demarez relève surtout un IPP à 8,8% qui « taxe avant tout le travail » et une taxe égout « présente pour boucher les trous ».
En conclusion : « si Chièvres est une Ville où il fait bon vivre, ce n'est pas le fait de la majorité, mais bien du dynamisme de son tissu associatif ». « La vie culturelle, on la doit au privé et pas au dynamisme de l'échevinat de la culture… »

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