Nouvelle gestion pour le crossage

À la suite de la récente dissolution de l’ASBL des Amis du crossage, c’est l’Office du tourisme qui se chargera de l’organisation de l’événement chiévrois.

Daphné demitri
Nouvelle gestion pour le crossage
©EdA

Un point s’est greffé en urgence à l’ordre du jour du conseil communal de ce jeudi soir. Il a porté sur l’approbation d’une convention de pérennisation du crossage suite à la récente dissolution (mi-février) de l’ASBL les Amis du crossage.

«La mise en place de cette convention s'explique par le fait que l'ASBL qui existait depuis quelques années nous a informés de sa volonté de se dissoudre parce qu'il n'y avait plus suffisamment de personnes pour occuper les postes au sein de celle-ci» a indiqué le bourgmestre Bruno Lefebvre.

«Vu cette volonté de dissolution de l’ASBL, il fallait trouver une solution qui permette de continuer à faire vivre le crossage et la perpétuité de cet événement d’importance qui fait vivre la ville de Chièvres. Nous avons donc proposé aux membres de l’ASBL de rester dans une association de fait dans laquelle ils n’auraient plus autant de responsabilités et surtout ce lourd travail administratif et d’organisation qui leur incombait aujourd’hui».

«La solution proposée a été de rendre tout ce travail à l'Office du tourisme, comme cela a été par exemple fait pour les kermesses et la ducasse de Chièvres» poursuit le maïeur. «On laissera les «Amis du crossage» faire l'accompagnement et l'organisation un peu plus technique de l'événement, sous patronage de la ville de Chièvres».

À Chièvres, le crossage est en effet victime de son succès. De 200 crosseurs dans les années 70, le nombre d’adeptes de cette sortie du mercredi des Cendres a presque été décuplé, puisque ce sont quelque 1600 crosseurs qui ont été recensés en 2013 sur l’entité.

«Le crossage devenait lourd à organiser, et tout le monde est d'accord sur l'importance de le maintenir» a resouligné de son côté l'échevin socialiste Francis Cordier, qui assurait le secrétariat au sein du comité. «Il y avait urgence de signer cette convention puisque le crossage, c'est dans dix jours (NDLR: le mercredi 5 mars). Vu que l'ASBL était dissoute, les membres du comité devenaient civilement responsables du crossage. Il y a la question de la responsabilité civile et il fallait donc un parachute au-dessus de leur tête».

«L'office du tourisme n'est pas responsable de cette situation» continue Francis Cordier.

L'opposition a voté la convention, tout en soulignant que l'Office du Tourisme « met finalement la main sur la trésorerie du comité de crossage».

«Quid de la trésorerie de l'ASBL?» a ainsi questionné le chef de file libéral Claude Demarez.

«L'ASBL a décidé de verser son capital à l'office du tourisme» a rétorqué le bourgmestre. «L'office du tourisme n'était demandeur de rien . On n'a pas fait de hold-up!» a précisé de con côté Valérie Desmarlières, la présidente de l'Office du tourisme. La convention est ainsi signée pour vingt ans.

Le conseiller MR Claude Demarez a par ailleurs réitéré son inquiétude par rapport à l’absence d’un contrat de gestion du côté de l’office du tourisme.

«J'entends bien faire valoir ce qui ne va pas aujourd'hui, c'est-à-dire l'absence de ce contrat de gestion!» a lancé le chef de file des libéraux.