Mesures pour préserver le marché

Alors que certains marchands ont quittéle marché, le conseil a accouché d’une révision à la baisse de leur redevance à partir de cette année.<

Daphné demitri
Mesures pour préserver le marché
©EdA

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Lors du conseil communal, il a également été question du marché dominical, et plus particulièrement de la redevance sur les droits d’emplacement au marché communal.

Une obligation de la Région wallonne (circulaire de fin 2012) impliquait le passage du tarif du mètre courant au mètre carré. Avec ce changement, en 2013, les prix ont «explosé».

Le conseil communal a donc voté une diminution de la redevance en 2014, afin de rééquilibrer et revenir à peu près à la situation connue avant la circulaire wallonne.

«Pour certains marchands, le montant de la redevance avait triplé , certains sont donc partis. Mais le marché de Chièvres n'est pas en péril!» note d'emblée le bourgmestre chiévrois Bruno Lefebvre. «Nous avons donc récemment rencontré ces marchands et avons décidé de diminuer la redevance en 2014».

Une diminution de 33% de la redevance est opérée cette année (c’est-à-dire arriver à un montant de 1,5€ par mètre carré par semaine). Les marchands abonnés obtiendront quant à eux un tarif moindre de 1€ par mètre carré, ainsi que deux semaines d’exonération par trimestre.

Pour le libéral Claude Demarez, ces mesures sont positives, et il était évident qu'on modifie ce règlement-redevance adopté dans le passé. «Il faut continuer à favoriser les abonnés, par rapport aux occasionnels car ce sont eux qui font vivre notre marché».

Un centre de crise

À côté de cela, la présence de la base américaine sur Chièvres implique l’obligation de la mise en place d’un plan d’urgence communal. Celui-ci est rédigé.

La commune a décidé d’aller plus loin en adoptant lors du conseil de ce mois de janvier une convention d’utilisation d’un centre de crise avec la société IPG. Dans un second temps, un local totalement sécurisé et entièrement autonome devrait émerger en terre chiévroise.

Concernant le SDER, le MR a, pour rappel, voté contre cet outil d’aménagement du territoire wallon (un «non» motivé dans l’article de ce samedi 25 janvier).

Par rapport au développement du réseau routier international, «l'agrandir ne résoudrait que des problèmes de congestion ponctuels et accroîtrait les dépenses dans le maintien de sa qualité» notait Didier Lebailly. Pour l'échevin Écolo, la Wallonie devrait s'engager vers une stabilisation puis une réduction de ses flux autoroutiers, et aériens. «Le transport aérien est le mode le plus impactant sur le climat par unité transportée. Le développer est clairement incompatible avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre que le gouvernement wallon s'est fixés».

Dans l'avis de la commune, un accent a été mis sur l'alimentation durable, et non l'agriculture écologique intensive. Didier Lebailly ne partage en effet pas la vision du MR pour la poursuite d'une agriculture intensive. «Ce modèle d'agriculture ne laisse que trop peu ou pas de place pour les agriculteurs ni pour la société civile pour orienter notre agriculture et notre système alimentaire et pour reconnecter les citoyens et les agriculteurs».