Agressions verbales et vandalisme

Depuis un peu plus d'un an, une famille de Chièvres subit les menaces de jeunes bien connus dans la commune.

Lisa GLENN

Le problème n'est pas neuf. Il y a quelqu es années déjà que des faits de violence sont commis dans la commune de Chièvres; les auteurs font manifestement partie du même groupe. Il y a deux ans, lorsque la problématique des chiens dangereux était au coeur des débats, plusieurs personnes (NDLR : ne désirant pas révéler leur identité de peur des représailles) avaient exprimé les problèmes auxquels elles devaient faire face dans la cité des Sablières : agressions, intimidations,... Aujourd'hui, c'est bien plus qu'un quartier qui vit dans la peur. «Nous avons osé porter plainte car nous n'en pouvons plus de cette situation; nous avons discuté avec d'autres riverains des problèmes que causent ces personnes; nous ne sommes pas les seuls concernés, mais beaucoup ont peur d'en parler à la police», raconte Abdel Sahl. Mardi matin, c'est avec émoi que ce Chièvrois retrouve sa camionnette vandalisée devant son domicile. Pneus crevés, vitres brisées; les vandales n'y sont pas allés de main morte. «Tout a commencé il y a maintenant un peu plus d'un an. Trois de mes filles se font embêter par des jeunes de la cité des Sablières.»

À la description des faits, les parents des jeunes filles pourraient presque parler d'harcèlement. «Quand les filles prennent le bus, elles se font suivre jusqu'à leur école à Ath. À la sortie des cours, elles craignent de trouver ces mêmes jeunes, ce qui a déjà été le cas», explique Abdel. «Il est déjà arrivé que l'un des jeunes insulte un éducateur de l'école», ajoute Béatrice, la maman. Refusant de céder à la peur, le papa des jeunes filles fait appel à la police.

Le vendredi avant l'incident survenu à leur domicile, des agents se rendent chez les Sahl pour entendre leurs plaintes. «Quand la police était chez nous, des jeunes sont venus frapper à notre porte pour nous menacer; ils étaient munis d'un couteau. Les policiers ont saisi l'arme et les ont interrogés», raconte Abdel Sahl.

Suite à ces ennuis, Abdel et Béatrice ont porté plainte. «Nous avons engagé un avocat. La plainte a été déposée au parquet de Mons, nous attendons les suites...» Le couple a bien évidemment mis le bourgmestre de Chièvres au courant de la situation. «Mais on nous dit que tant que la justice ne rend pas avis, on ne sait rien faire», confie Abdel. Du côté des services de police, les mesures nécessaires ont été prises. «La famille qui a fait l'objet d'une plainte est en effet réputée comme à problèmes. Maintenant, de notre côté nous avons accompli notre devoir judiciaire», déclare Christine Wallemacq, inspecteur principal de police.

Ce que redoutent cependant plusieurs riverains et observateurs, c'est un dérapage brutal. L'actualité récente en a montré des exemples.