Proxibus : la mobilité y gagne

Depuis le début du mois de septembre, le proxibus sillonne les villages qui forment l'entité de Chièvres. Pour permettre une meilleure mobilité.

Christel VERLEYEN

Depuis ce 2 septembre, le «proxibus» est une réalité dans l'entité de Chièvres. Ce bus d'une vingtaine de places répond à un besoin en matière de mobilité.

«Lors de notre déclaration de politique générale, au lendemain des élections, nous évoquions déjà la gestion de la mobilité» explique le bourgmestre Michel Miroir. La commune de Chièvres est desservie par deux lignes de bus régulières.

L'une relie Ath à Beloeil en passant par Tongre-Notre-Dame et l'autre relie Ath à Saint-Ghislain. «Il était donc impossible pour les habitants de Grosage ou de Huissignies de se rendre au centre administratif. »

Concrètement, un circuit de 18 kilomètres est prévu et le bus sillonne les villages de Grosage, Ladeuze, Huissignies, Tongre-Notre-Dame, Tongre-Saint-Martin et Chièvres. Ce service est assuré le mardi et le jeudi. Deux aller-retour sont prévus par jour.

Le dimanche, le proxibus roule également pour permettre aux habitants des villages de se rendre au marché.

Ce proxibus résulte d'un partenariat entre la commune et le TEC Hainaut. Arthur Gosée, directeur général adjoint chez TEC Hainaut se réjouit de ce projet. «TEC Hainaut se porte relativement bien car on constate un retour vers les transports en commun. Pour avancer quelques chiffres, entre 2004 et 2007 nous avons augmenté nos déplacements de 22 %. Les abonnements annuels augmentent ce qui veut dire que nous arrivons à fidéliser la clientèle.»

À Chièvres, le TEC Hainaut vient de mettre en service le quatrième bus de ce style.

Dans d'autres communes comme à Comines, le service remporte un franc succès.

«C'est un travail à la carte, sur le terrain.

L'itinéraire a été réfléchi avec la commune et nous ferons évoluer le projet ensemble.

Il faudra attendre plusieurs mois pour voir si ça marche ou s'il faut apporter des modifications.»

Deux conducteurs ont été engagés afin de faire fonctionner cette navette. Le TEC Hainaut supporte la formation des conducteurs et les frais relatifs au véhicule.

L'administration communale assume les frais de personnel, le nettoyage, les entretiens et l'approvisionnement en gasoil.