Un drone se perd dans le ciel

Samedi, un drone a échappé aux commandes de son pilote. Celui-ci le recherche activement de part et d’autrede la frontière.

Vincent Dubois
Un drone se perd dans le ciel
drone disparu ©EdA

Samedi, entre 13 et 14 h, un drone a disparu au-dessus de champs situés à l’ouest de Brunehaut. L’appareil, destiné à effectuer des relevés photographiques techniques, scientifiques et cinématographiques, ressemble à un paramoteur, mais sans pilote. Lors de sa disparition, il effectuait un court test de vol à basse altitude. Malgré les conditions atmosphériques parfaites et pour une raison encore indéterminée actuellement, la liaison entre ce drone et sa station au sol a été interrompue. De plus, les systèmes de sécurité qui auraient dû le ramener au-dessus de son point de départ, ou encore l’immobiliser en cercle au-dessus du point ou la communication a été perdue, ne se sont pas déclenchés. Avant qu’il soit hors de vue, l’engin dérivait à une altitude d’environ 70 à 100m. Il a disparu dans la direction Nord/Nord-Ouest tout en parcourant une légère courbe vers la droite. La police de Tournai a été informée au cas ou une tierce personne déclarerait avoir aperçu l’appareil atterrir à la manière d’un parachute, silencieusement. Aucun accident ou incident n’a, à ce jour, été déclaré, ce qui permet de supposer que l’engin s’est posé dans une zone peu fréquentée.

Son autonomie étant estimée, au moment de sa disparition, à 30 à 45m, et tenant compte du fait qu’il volait à une vitesse de 20 à 25km/h, on peut raisonnablement penser qu’il a pu parcourir entre 12 et 18km en décrivant une légère courbe sur la droite. Selon ces différents paramètres, il a donc pu se poser dans une vaste zone triangulaire comprise entre Brunehaut, Tourcoing et Dottignies. Toutefois, il y a peu de chance pour qu’il ait pu voler jusqu’à ces deux dernières destinations. Le propriétaire du drone, Hugues Thibaut, lance un appel à toute personne qui aurait pu apercevoir cet appareil ou qui l’aurait découvert.

Si besoin est, il envisage de lancer une recherche par les airs en hélico ou en ULM. Car, au-delà de l’investissement financier que représente un tel appareil, c’est aussi, et surtout, la perte engendrée pour les recherches auxquelles il est censé participer qui se veut particulièrement douloureuse.

Tout témoignage peut être apporté au n° de GSM: 0478/27 92 68.¦