Élevage décrié de Blaton: la ministre veut mettre fin aux usines à chiots

La ministre du Bien-être animal, Céline Tellier, interrogée sur l’élevage professionnel «Happy Dogs», a affirmé sa volonté de voir disparaître les usines à chiots.

P.C.
Pierre-Laurent CUVELIER
Élevage décrié de Blaton: la ministre veut mettre fin aux usines à chiots
L’élevage intensif de Blaton semble être dans le collimateur de la Région.

L’un des plus grands élevages de chiens de Wallonie, «Happy Dogs» à Blaton suscite la controverse depuis plusieurs années. En cause, d’innombrables témoignages de clients désabusés (chiens en mauvaise santé, parfois non vaccinés, prix excessifs…).

Le permis sollicité par son propriétaire afin de régulariser ses installations a provoqué un vent de révolte, matérialisé par une pétition en ligne de près de 50 000 signatures et plus de 250 mails de réclamation adressés à la Commune de Bernissart. L’enquête publique s’était clôturée le 29 janvier dernier.

L’avis de la Commune

L’affaire est remontée jusqu’aux oreilles du député leuzois Hervé Cornillie (MR), qui a interpellé ce mardi la ministre du Bien-être animal, Céline Tellier.

«Avez-vous eu vent de cette demande de régularisation de l'animalerie Happy Dogs de Blaton? Que dit la cellule bien-être animal du SPW au sujet de cet élevage?

La Région peut-elle intervenir dans ce type de dossier si des grosses infractions au bien-être animal sont constatées ou soupçonnées?», demande-t-il.

«L'exploitation de ce type d'établissement nécessite en fait deux autorisations. D'une part, un agrément en bien-être animal et d'autre part, un permis d'environnement, souligne la ministre Céline Tellier (Écolo). L'élevage australien du grand marronnier a reçu son agrément en bien-être animal le 28 mars 2019. Cet agrément a été délivré au gestionnaire de l'élevage concerné par la demande de permis unique et non à la société Happy Dogs.»Lecollège communal de Bernissart a donné le jeudi 4 février dernier concernant la demande de régularisation d'un élevage professionnel de chiens, dénommé Happy Dogs et située rue d'Ath, 37 à 7321 Blaton.

Cet avis fait suite notamment à la synthèse de toutes les réclamations reçues à propos de cet élevage (232 courriers de réclamations et observations reçues, dont une pétition en ligne de 51 027 signatures, une pétition écrite de 62 signatures, un courrier cosigné par 64 personnes et une pétition de 5 307 signatures datant de 2016).

Le collège communal de Bernissart a donné le jeudi 4 février dernier concernant la demande de régularisation d'un élevage professionnel de chiens, dénommé Happy Dogs et située rue d'Ath, 37 à 7321 Blaton.

Cet avis fait suite notamment à la synthèse de toutes les réclamations reçues à propos de cet élevage (232 courriers de réclamations et observations reçues, dont une pétition en ligne de 51 027 signatures, une pétition écrite de 62 signatures, un courrier cosigné par 64 personnes et une pétition de 5 307 signatures datant de 2016).

L’élevage sera à nouveau contrôlé

Le 8 janvier dernier, l'animalerie de Blaton a fait l'objet d'une visite de l'unité du bien-être animal dans le cadre de son permis d'environnement. «Des remarques écrites ont été formulées et l'exploitant dispose d'un délai pour y répondre. Un nouveau contrôle est programmé dans les prochains jours afin d'apprécier la qualité des solutions mises en œuvre. Par rapport à la demande de permis en cours d'instruction, elle a été déclarée complète et recevable», précise Mme Tellier.

Vers un renforcement du cadre légal

La ministre wallonne du Bien-être animal a déclaré qu'elle voulait mettre fin aux usines à chiots, de manière structurelle, «mais le cadre légal actuel est trop faible. »

Aussi, Mme Tellier a mandaté son administration pour renforcer fermement ce cadre. «Un texte est en cours de finalisation et sera proposé à la concertation dans les prochaines semaines. L'objectif est de mettre fin aux pratiques inacceptables. Cela passera par une législation plus forte et ce dossier constitue ma priorité absolue en matière de bien-être animal dans les prochains mois», assure-t-elle.