Restauration de la gare sur les rails

Afin d’aménager le bâtiment, une procédure d’expropriation de l’ancienne gare de Bernissart a été votée. Un point RAVeL est projeté.

Frank Ghislain

En soi, le projet n'est pas neuf mais la lenteur administrative aura eu raison d'une première procédure. «C'est une véritable saga. Ce point a déjà été voté il y a quelques années! Entre-temps, la toiture s'est effondrée. Le ministre en charge du dossier a tellement tardé que toute la procédure est à refaire. Espérons que nous ne devrons pas, une nouvelle fois, rechercher dans toute l'Europe les huit héritiers de la famille propriétaire de ce bien», a d'emblée commenté le bourgmestre Roger Vanderstraeten. «Si on est reparti à nouveau pour dix ans… la gare tombera toute seule!», a embrayé le conseiller Gérard Blois (MR-cdH-IC). Sur proposition du collège, le conseil a unanimement approuvé d'engager une procédure d'expropriation en extrême urgence et pour cause d'utilité publique de l'ancienne gare de Bernissart. Implanté à la rue du Lotard, ce bâtiment est propriété de la famille Millemaci et consorts. L'expropriation, qui porte sur une superficie de 2024 m2, devra être soumise à enquête publique. L'extrême urgence est confirmée par la nécessité de prendre des mesures conservatoires à l'égard de ce bâtiment dont l'état se dégrade de jour en jour. Dès qu'acquis, la Commune lancera une seconde procédure afin de restaurer les lieux. La gare jouxtant le circuit RAVeL, l'objectif est d'y aménager au rez-de-chaussée un point d'arrêt et d'accueil ainsi qu'une salle de réunion. Un logement est projeté au premier étage du bâtiment. Gageons que le ministre en charge de ce dossier ne tarde plus!