Imbroglio autour du CPAS

L’examen d’une modification budgétaire au CPAS n’a pas été un long fleuve tranquille. Loin s’en faut. Remous à la veille des congés!

Frank Ghislain
Imbroglio autour du CPAS
«Théoriquement, on ne devrait plus rien demander», a dit le président Willy Willocq. ©ÉdA

En l'absence du bourgmestre Roger Vanderstraeten, retenu, la séance a été présidée par Luc Wattiez, 1er échevin et responsable des finances. Un ordre du jour relativement léger attendait les élus à la veille des vacances estivales. Ce qui devait être une séance de routine a cependant tourné au vinaigre avec des votes disparates sur certains points mais aussi des règlements de comptes verbaux entre certains conseillers, ce qui a contraint Luc Wattiez à remettre les pendules à l'heure en cours de réunion. «Comme dirait mon petit-fils, ce sont des remarques à cinq balles», a même lancé le président de séance, irrité par certains comportements. Les hostilités ont débuté avec une modification budgétaire qui consistait essentiellement en l'injection du compte 2015 dans le budget 2016 mais aussi à des dépenses de personnel supplémentaires et des modifications, en plus et en moins, en matière de fonctionnement. En marge des chiffres qu'il avait présentés, «Deux choses à relever. D'abord deux augmentations conséquentes des interventions pour les revenus d'intégration sociale, ensuite la perte du Maribel social», a commenté Luc Wattiez. «Je remercierai l'administration communale pour la clarté absolue de cette modification. On est reparti sur de bonnes bases. Les demandes complémentaires ne sont pas de notre faute. Théoriquement, on ne devrait plus rien demander cette année», a commenté pour sa part Willy Willocq, président du CPAS.

Un vote en deux temps

Concrètement, cette modification budgétaire conduit à une majoration de l'intervention communale pour un montant de 96 373€. La part de la Commune passe ainsi de 877 000€ à 973 373€. Énorme pour une entité de la taille de Bernissart. Là où les choses se compliquent est que cette modification budgétaire n'a pas été unanimement approuvée lors de son examen par le conseil de l'aide sociale. Il y a même eu réclamation du conseiller Saverio Ciavarella. «Ce conseiller a fait des remarques. Certains articles budgétaires sont contestés, notamment au niveau de la dotation communale. Il y a également eu des remarques sur des honoraires d'expertises. Sur ce point, le conseil du CPAS a souhaité que l'on corrige en séance. Ce que l'intéressé a refusé. Dès lors, il s'est abstenu» a notamment expliqué Luc Wattiez.

Sur ce point, il y a eu deux votes distincts. D’abord fallait-il tenir compte de la réclamation de M. Ciavarella? Avec un vote disparate au sein même des composantes politiques du conseil communal, la directrice générale a enregistré deux oui, deux abstentions et treize non. Exit la réclamation.

Concernant la modification budgétaire proprement dite, on a recensé un non (Martine Marichal), trois abstentions et treize oui.

Dans la foulée, le conseil a examiné le compte de résultat 2015 de l’Agence de développement local. Avec des recettes de 197 537€ et des dépenses de 197 534€, on enregistre un boni de… 3€! Ce compte a été approuvé par quatorze oui, une abstention et deux non.

(à suivre)