Le tourisme sera le cheval de bataille

Négligée sur le plan promotionnel, notamment pour son célèbre Musée de l’iguanodon, Bernissart investit dans des totems.

Frank Ghislain
Le tourisme sera le cheval de bataille
BERNISSART CONSEIL SUITE ©ÉdA

Afin de mieux faire connaître l'entité bernissartoise et surtout le Musée de l'iguanodon, un cahier spécial des charges sera lancé pour la fourniture de «totems» d'entrée de village. «Pour l'instant, on commande cinq totems. L'un d'eux sera placé à l'entrée de la France. Les autres seront installés à des endroits stratégiques. L'objectif est d'attirer de nouveaux touristes», a précisé Roger Vanderstraeten. «Il y a un manque de pub pour Bernissart le long de l'autoroute E42. Il n'y en a même pas! D'autres villes et communes ont des panneaux indicateurs qui attirent les touristes», indiquait pour sa part Gérard Blois qui rappelait que Bernissart possédait quatre entrées et sorties autoroutières. Abondant dans le même sens, le bourgmestre indiquait: «Nous avons sollicité à plusieurs reprises le Parc naturel des plaines de l'Escaut dont nous faisons partie. En vain. Il y a des panneaux pour le château de Beloeil. Rien pour notre musée. On nous prétend que le choix a été opéré en fonction du nombre de visiteurs. Je ne suis pas d'accord. Pour rappel, s'il est vrai que nous n'avions que 300 visiteurs lors du lancement du musée, on en est aujourd'hui à 12 000 visites par an! Une dépense de 12 000€ est prévue pour ces cinq totems».

«Je trouve cela très cher», intervenait Martine Marichal qui s'est abstenue. «Pourtant, on a tout fait pour réduire le coût. On a même fait appel à Pierre Mainil, notre propre scénographe. Ce sont des panneaux qui peuvent résister aux intempéries et à la décoloration», a précisé le bourgmestre.