Contre la politique du fait accompli

Le conseil fait bloc derrière son bourgmestre et exige le maintien de la caserne des pompiers de Bernissart. Une motion a été votée.

Frank Ghislain
Contre la politique du fait accompli
Bauffe, Hainaut Sécurité, visite de Jan Jambon ©ÉdA – 21751907752

C'est en l'absence de l'échevin Jean-Marie Brangers, convalescent, que s'est déroulée cette réunion. «Jean-Marie a subi une lourde opération. On lui a placé pas moins de six " stents ". Il est à présent au repos. On lui souhaite un bon rétablissement», a commenté le bourgmestre Roger Vanderstraeten. Essentiellement par la presse, le conseil communal a pris connaissance des décisions prises par le conseil de la zone de secours de Wallonie picarde (14 décembre 2015), notamment en ce qui concerne la fusion des casernes d'incendie situées sur les territoires de Bernissart, Péruwelz et Belœil.

On le sait, fatigué de ne pas être entendu ni pris en considération, Roger Vanderstraeten ne participe plus au collège de la zone de secours de Wapi. Il poursuit néanmoins son combat pour le maintien d’un corps d’incendie à Bernissart, d’autant que la caserne est géographiquement particulièrement bien située pour intervenir sur diverses proches entités. Il est soutenu dans son combat par l’ensemble du conseil communal qui a d’ailleurs approuvé à l’unanimité une motion.

«Il y a quelques mois, le major Lowagie m'avait assuré que la caserne de Bernissart ne serait pas fermée. On y revient. Les nouvelles normes, c'est pour 2018. Or, on les applique déjà aujourd'hui et ce sont les communes qui financent. C'est prématuré de dire que l'on ferme Bernissart», a notamment déclaré le mayeur.

Le conseil communal dénonce le fait accompli et réclame de toute urgence une concertation avec les responsables politiques et opérationnels de la zone.

Le coût des RIS suspendus

Président du Centre public d’action sociale, Willy Willocq a présenté le budget 2016 de l’institution.

Au service ordinaire, le montant des recettes et dépenses est de 3 087 163€. En concertation, la contribution de la commune pour parer à l’insuffisance des ressources en 2016 s’élève à 877 000€.

Cette intervention est en diminution de 15% par rapport à 2015. En ce qui concerne les points APE, 21 points ont été remis à la commune. Ce budget tient compte de deux emplois Activa au lieu de trois et demi auparavant. Le service ILA a été supprimé. Dans les maisons qui étaient louées, il n'y a plus personne. Le prix des repas n'a pas augmenté et pour le taxi social, le prix reste identique. À propos de l'épicerie sociale, elle a de nouveau été «visitée» la nuit de jeudi à vendredi. Des marchandises ont été retrouvées et ont dû être jetées. «Il y avait déjà eu trois vols en 2015. Je précise que 258 000€ ont été dépensés rien que pour les RIS (revenu d'intégration sociale) qui ont été suspendus du chômage l'année dernière!», a notamment expliqué le président du CPAS.

«Si la dotation pour le CPAS est en baisse, il y a d'autres interventions de la commune pour le social. Cela compense», a indiqué le bourgmestre.

Au service extraordinaire (investissements et travaux), avec des recettes de 20 000€ et des dépenses de 23 000€, on enregistre un mali de 3 000€. Sur ce budget, Romain Nis et Didier Delpomdor (MR-cdH-IC) se sont abstenus.