Examen de l’Agenda 21 local

La Fondation rurale de Wallonie a présenté les principes du PCDR nouvelle mouture, en l’occurrence axé sur le développement durable.

Frank Ghislain
Examen de l’Agenda 21 local
BERNISSART CONSEIL ©ÉdA

Durant une heure, Michel Jourez, directeur général de la Fondation rurale de Wallonie, a d’abord rappelé le fonctionnement général du programme communal de développement rural (PCDR). Il a ensuite présenté l’Agenda 21 local.

«L'Agenda 21 local, pour XXIe siècle, est un projet communal ou transcommunal de développement durable qui découle d'une recommandation de la conférence des Nations unies à Rio. À ce jour, 42 communes wallonnes ont déjà pris la décision de principe d'y adhérer. Le but de cet exposé est de vous convaincre de vous inscrire dans un développement durable mais appliqué aux communes», a précisé M.Jourez.

La commune de Bernissart vient de terminer son premier PCDR, un programme étalé sur dix ans. Largement subsidiée, cette opération s’est clôturée notamment par l’aménagement du Parc Posteau ou encore de la place de Blaton. Dans le cadre de ce premier PCDR, plusieurs dossiers, dont l’aménagement de la place de Bernissart, sont en cours et devraient être finalisés dans les mois qui viennent.

Informer, conseiller et accompagner les communes menant une opération de développement rural sont les principales missions de la fondation. Actuellement, 110 communes sont affiliées à la FRW.

Dans ce type d'opération, la population est largement participative via les projets élaborés par les groupes de travail. «Notre rôle est d'informer, d'animer les débats, de conseiller, de susciter la réflexion, être un déclencheur de projets, être un relais entre la population, la commune et les instances régionales. Pour la construction et la rénovation, les communes obtiennent 60% de subsides pour les places publiques. Pour le reste, c'est 80% de subsides sur les 500 000 premiers euros», a signalé l'orateur.

Préserver l’avenir…

Pour les dix prochaines années, Bernissart pourrait à nouveau bénéficier des bienfaits du développement rural. L'Agenda 21 est cependant une expérience pilote qui n'a pas encore été officiellement inscrite dans les textes. Cela ne devrait cependant pas tarder. «L'objectif est d'identifier les points d'amélioration et de répondre aux besoins du présent sans compromettre l'avenir. Le projet comprend cinq principes de base, celui de solidarité, d'intégration, de précaution, de participation et de responsabilité de la commune.

La finalité est de lutter contre le changement climatique, de préserver les ressources, de satisfaire les besoins, d’inciter la cohésion sociale et la solidarité et enfin de responsabiliser les modes de production et de consommation.

La population se sent de plus en plus concernée par cette matière qu'est le développement durable. Cela pourrait devenir obligatoire. Adhérer à " l'Agenda 21 local " permettrait de l'anticiper plutôt que de le subir», a insisté Michel Jourez.

«Le développement rural, ce n'est que du bonheur. Si on veut des projets, il faudra adhérer à l'Agenda 21 local», a conclu le bourgmestre Roger Vanderstraeten. Le vote sur ce point interviendra lors du prochain conseil communal.