Le personnel du CPAS menacé par une arme

Après les deux violentes agressions, dont l’une armée, qui se sont produites la semaine dernière, le CPAS de Bernissart a pris la décision d’engager un vigile qui entrera en service dès lundi pour encadrer le personnel lors des permanences du CPAS.

Des entreprises seront aussi consultées pour installer un SAS de sécurité à l’entrée du bâtiment, annonce le président du CPAS, Willy Willocq (PS).

Il voulait leur « faire la peau » mais il a été maîtrisé

Mardi soir, l’affaire avait été rendue publique lors du conseil communal par un élu de l’opposition, Didier Delpomdor (MR).

Le jeudi 8 novembre dernier vers 10h30, un homme armé avait fait irruption dans un bureau de permanence du service de médiation de dette.

L'homme, qui est bien connu de la justice, a menacé le personnel de leur «faire la peau» mais a été maîtrisé par un employé.

Il a été interpellé par la police et remis en liberté quelques heures plus tard.

Agressions: la quatrième fois en trois ans

Le vendredi 9 novembre, c’est un autre homme qui démolissait des fenêtres dans les locaux du CPAS et menaçait de séquestrer le personnel car il n’avait pas reçu son revenu d’insertion en temps et en heure.

Plusieurs employés du service de médiation de dettes sont en arrêt maladie depuis vendredi. C’est la quatrième fois en trois ans que le personnel du CPAS est victime d’agressions.

Le CPAS avait installé des caméras de vidéo surveillance mais d’autres mesures seront prises pour endiguer ce phénomène.