La perche de la discorde

La perche d’Harchies est dans un piteux état.Le conseil entend la préserver. Le propriétaire souhaite que l’expropriation soit totale.

Frank Ghislain
La perche de la discorde
BERNISSART CONSEIL ©EdA

Pour cause d'utilité publique, le projet d'exproprier la perche couverte de tir à l'arc à la verticale d'Harchies est venu pour la première fois sur la table du conseil communal en 2009. Inutile de préciser que le cheminement administratif pour l'obtention de cette expropriation partielle est loin d'être une sinécure. Après la démolition de la perche couverte de la rue Saint-Jacques à Tournai, celle de la place Croix à Harchies est la dernière du genre ! Le bien convoité par la commune comprend un terrain, une grange, la perche couverte et un café attenant. Dans l'état actuel du dossier, l'expropriation ne concerne pas l'établissement public. Les plans définitifs de l'expropriation ont été réexaminés lundi soir par les élus bernissartois. « Dans le cadre de l'enquête publique, il n'y a eu qu'une seule réclamation. Celle de l'exproprié »,a signalé le bourgmestre Roger Vanderstraeten. Dans ce document, le propriétaire des lieux rappelle que pour des raisons de sécurité il avait vainement demandé à la commune l'autorisation de démolir la perche. L'intéressé précise que la seule valeur de la perche est insuffisante, qu'il encourt une dépréciation de sa propriété sur le plan économique et que l'expropriation doit être totale ou ne pas être. « Infrasport ne va pas subsidier l'expropriation d'un café. Si le bien avait été préservé, on n'en serait pas là et il y a lieu de protéger ce bien », a rappelé le mayeur. « Pourquoi ne pas exproprier le café et en faire une « Maison de village » avec des appartements à l'étage ? »,a suggéré Gérard Blois (MR). « Il faudrait une demande raisonnable du propriétaire. La porte est ouverte »,a indiqué le bourgmestre. Ce point a été voté à l'unanimité.

Souriez, vous êtes filmés

Dans un souci de sécurité, diverses caméras de surveillance ont été placées par l'administration communale aux quatre coins de l'entité. Cette fois-ci, le conseil s'est penché sur la demande d'un privé. « Il s'agit du propriétaire d'une supérette. La caméra surveillera à la fois l'intérieur du magasin et une partie de la façade et donc de la voir publique. La réglementation est bien particulière dans le cadre du respect de la vie privée. Des vérifications seront opérées par la police zonale »,a précisé le bourgmestre. Unanimité.