La réussite ne s’improvise pas !

Le lâcher décrié de Tulle a permis à Jean-Marie Populaire, de Bernissart de monter sur un podium national. Le premier de sa carrière.

Pierre GEURTS
La réussite ne s’improvise pas !
Jean-Marie Populaire - Bernissart DSCN1654.JPG

Des diatribes ont foisonné à l’annonce du lâcher de Tulle alors que les étapes avant ou après le chef-lieu du département de la Corrèze (sauf celles de la vitesse) étaient remises suite aux conditions pluvieuses voire orageuses rencontrées. Une galère pour les 11 465 participants à cette épreuve fédérale philanthropique non clôturée le premier jour.

Si Jean-Marie Populaire, vainqueur zonal sur la plus petite marche du podium national réservé aux juniors, épingle le côté révoltant du lâcher, il s’empresse cependant à souligner le vol de son junior, un Deneufbourg, d’Estinnes par le père et un Clerebaut, d’Ecaussines par la mère. Ce veuf arbore un sans-faute sur six sorties, une performance assortie d’un panel de vitesses différentes et de prix par 10 (Châteauroux, 900m ; La Châtre, 1 641m ; Argenton, 1 057m ; Limoges, 1 600m ; Bourges, 1 030m et Tulle, 1 080m).

Un début en douceur…

Disposant de tardifs 87, le Bernissartois réalisait ses premiers pas ailés l’année suivante sous l’œil attentif de son beau-père et mentor Raymond Ducoron. Des débuts « en douceur « soucieux avant tout de concilier passion naissante, profession et vie familiale. Disposant alors de moins de 10V et de 20 P au maximum, il signait rapidement un 24e national sur Bourges.

Dès 1999, Jean-Marie Populaire exerça son talent dans les installations de son beau-père confronté à des ennuis de santé, découvrit par la même occasion une infrastructure plus importante qui contribua au développement linéaire de la colonie comme l’attestent les quatre « top 100 « nationaux décrochés à l’époque et un premier provincial sur Châteauroux. Un bilan prenant une dimension toute différente à la connaissance de la « fermeture systématique » de la colonie du 15juillet au 1eraoût pour cause de vacances.

…avant un nouveau départ

Le titre d’as-pigeon provincial de grand demi-fond conquis en 2004 imposa un nouveau départ au Bernissartois qui transféra derechef la colonie à son domicile. Jean-Marie Populaire et son ami Roger Rochart, de Quevaucamps avec qui il partage désormais les reproducteurs, ont introduit à l’époque des Casaert et des Deneufbourg.

La présence de consanguinité dans les lignées acquises a, après quelques expériences réalisées, débouché sur des croisements Deneufbourg-Carteus grâce à Roger Rochart et des associations Casaert avec des sujets cultivés par le Bernissartois. Des filons performants ont ainsi été trouvés, favorisé l’explosion de la colonie qui a signé cette saison des « top 50 national » au sortir des Châteauroux (25e V), Limoges (44e V), Agen (30e Y), Bourges (34e V, 67e P) et Tulle (3e Y).

Jean-Marie Populaire est un inconditionnel des nationaux car il a jeté son dévolu sur le samedi et des épreuves minimisant la position du colombier. Si des parties du pays sont à ses yeux avantagées par la masse ou (et) le vent lors de confrontations au plus haut niveau, tout le monde est localement sur le même pied. Il apprécie l’initiative fédérale de ces deux dernières saisons.¦