De Bernissart à Kain : on tourne !

Nous sommes en 1741.À une époque où les ruraux se partagent entreles travaux des champset l’extraction du charbon. Silence, on tourne !

Vincent Dubois
De Bernissart à Kain : on tourne !
le réveil de la mine ©EdA

Georges Choquet, garçon de fosse, vient de Lodelinsaert près de Charleroi afin de creuser des puits à Vieux-Condé pour le compte du verrier Desandroin… Nous sommes en 1741, quelques années avant la création de la Compagnie des mines d’Anzin, et déjà, le duc Emmanuel de Croÿ sait que l’exploitation de la houille peut rapporter beaucoup d’argent…

C’est précisément l’histoire des pionniers de la mine de l’Ancien régime que le film, réalisé dans le cadre d’un projet Interreg, entend mettre en exergue (voir ci-dessous).

Différents sites de tournage – de part et d'autre de la frontière – ont été et seront investis jusqu'au 5août. Ils ont été choisis pour la qualité de leurs décors naturels ou patrimoniaux. Parmi ceux-ci: la forêt de Bon-Secours, la mairie de Condé et la ferme Delgueule, à Kain. Reprise depuis quatre ans par un jeune couple d'agriculteurs – Bernard et Risa Baillart – cette dernière possède encore des bâtiments du XVIIIe dans un état de conservation remarquable. Un cadre idéal pour les acteurs amateurs bernissartois dont la plupart n'avaient jamais été confrontés avec le monde du cinéma avant cette expérience. C'est le cas de Corentin Vercouter qui incarne l'un des rôles principaux, soit le jeune Georges Choquet. Dans la vie de tous les jours, le jeune homme gère une société informatique « TQZ informatique » implantée à Bernissart mais active en Wallonie picarde. « Je peux me libérer car je suis indépendant mais j'ai tout de même laissé mon GSM en silencieux, au cas où… », confie-t-il entre deux prises. Un souci que ne partage pas son compagnon à l'écran, Anthime Aubry, alias Freddy Bruneel, de Blaton, connu comme guide sur le circuit des « Crêtes à cayaux ». Après 45 ans dans le secteur de l'hôtellerie, il est aujourd'hui pensionné et voulait, à l'instar de tous ceux qui évoluaient en costume d'époque, ce jeudi à Kain, « vivre une belle expérience, par ailleurs utile, tout en s'amusant ». Tous ont appris, lors de ce tournage, qu'il faut énormément de patience pour réaliser un tel film, fut-il un court-métrage de trente minutes. Un film qui sera présenté lors des Journées du patrimoine et qui sera présenté par la suite, de manière permanente, sur les sites touristiques bernissartois.¦