Le Cube (Blaton) ne tourne pas rond

Les exploitants du Cube se sont retrouvés en prison pour avoir facilité l'usage de drogues. La discothèque est restée ouverte.

La discothèque « Le Cube » a été citée dans nos colonnes à de nombreuses reprises cette année 2009, et pas pour la qualité de ses DJs !

En avril, une délégation du dancing rencontre le bourgmestre de Bernissart pour autoriser la gérante à ouvrir l'établissement les jours fériés. En vain ! En juillet, le tribunal correctionnel de Tournai condamne six Carolos à de lourdes peines de prison pour trafic de substances stupéfiantes dans le dancing ; deux clients étaient tombés dans le coma après avoir consommé de l'ecstasy liquide... Et on ne compte pas les contrôles policiers aux abords de la boîte de nuit, dont les statistiques sont édifiantes en matière de consommation d'alcool et de substances stupéfiantes.

En octobre, l'exploitante du Cube et un de ses fils se retrouvent en prison dans la foulée d'une perquisition opérée par une trentaine de policiers. Un juge d'instruction les inculpe des chefs de détention et vente de substances stupéfiantes, d'avoir facilité l'usage de drogues en mettant un local à disposition, et de non-assistance à personne en danger. Le parquet nous apprend que des clients sniffaient de la cocaïne sur les tables de la discothèque, et surtout qu'il y avait une réelle crainte qu'un accident fatal ne se produise dans l'établissement où un jeune de seize ans avait un jour perdu connaissance durant plusieurs heures sans que personne ne trouve utile d'appeler un médecin !

L'instruction judiciaire n'a pas empêché le Cube de rouvrir rapidement ses portes, à l'initiative d'un des fils resté en liberté. Dans l'attente d'un jugement par un tribunal correctionnel, l'arrestation et l'inculpation de deux gérants n'est pas un motif suffisant pour permettre au bourgmestre ou au parquet de faire fermer l'établissement.

Le Cube est tellement bien ouvert que, voici trois semaines à peine, deux personnes y ont été sauvagement tabassées.C.Ds