« Les play-off doivent nous motiver »

À tout juste 35 ans, Ben Moors est le véritable patron du BC Blaton qui réalise un excellent début de saison et peut viser les play-off.

Yvon VANDOORNE

De par son expérience et ses prestations irréprochables, le meneur blatonien est le leader incontesté des troupes de Jean-Pol Semet. Si l'on évoque parfois la pléiade de « stars » ayant porté ou portant toujours les couleurs de l'Eveil MSM, on oublie parfois que Blaton compte également en ses rangs un ancien joueur de D1.

Aîné de quatre ans de l'international belge Roel Moors, Ben Moors a effectivement connu l'élite avec les Castors de Braine il y a une douzaine d'années. « C'était la grande époque de Marion, Deheneffe ou Cornia, se souvient-il. Avant cela, j'avais toujours évolué dans la région anversoise, dont je suis originaire. J'ai ainsi débuté le basket à Lier, puis j'ai joué à Merksem (D3), Anvers (D2), au Mercurius - où j'ai eu la chance de côtoyer mon frère -, Duffel, etc. Après l'expérience vécue à Braine, j'ai encore défendu les maillots de Willebroek (D2), Pitzemburg (D3), Zaventem, Flénu-Quaregnon (D3) et enfin Stambruges, avant d'atterrir à Blaton. Jean-Pol (Semet) me considère comme son maître à jouer ? Je l'en remercie. Il serait dommage de ne pas partager mon expérience avec mes équipiers. » Avec un CV pareil, on comprend mieux pourquoi Ben Moors fait encore des ravages sur les parquets de première provinciale. Mais s'il est encore aussi efficace et précieux, c'est aussi parce que ce meneur-shooteur hors pair prend soin de lui. « C'est vrai qu'on n'arrive pas là sans une certaine hygiène de vie. En outre, j'ai généralement été épargné par les blessures. Il y a quelques saisons, j'avais pris un peu d'embonpoint lorsque j'étais à Stambruges, mais j'ai alors redoublé d'efforts, m'astreignant à des séances supplémentaires et à la course à pied pour retrouver mon poids de forme. » « La planche : ma technique » Motivé comme un gamin fourbissant ses premières armes, Ben est un exemple pour tout basketteur. Adepte de la planche lorsqu'il tire ses lancers, peu lui importe que cela puisse prêter à sourire. « C'est simple, si on vise bien droit, c'est dedans ! Je me moque de ce qu'on puisse en penser. L'essentiel, c'est le résultat. » Et au niveau des pourcentages, à un, deux, ou trois points, Ben n'a rien à envier à personne.

Habitant Stambruges, dont il porta le maillot durant trois saisons, Ben connut les joies du titre sous Jean-Marie Populaire. Après une énième saison en régionale avec la JS, il prit alors la direction de Blaton, avec qui il fêta également le titre en P2 en mai dernier. Arrivé en compagnie d'un autre ex-Stambrugeois, Florent Boudry, l'Anversois a été rejoint cette année par un autre de ses anciens équipiers, Sébastien Lamborelle. « Ma présence ici l'a certainement influencé puisque je le considère comme un ami. Si mon corps me le permet, je jouerai encore plusieurs saisons. Mais si un jour j'envisage une carrière d'entraîneur, il se pourrait fort bien que ce soit à ses côtés. » Ce ne sera probablement pas pour tout de suite, car au vu de ses prestations et de sa régularité, Ben a encore quelques belles années de basket devant lui.