Le facteur licencié avait été braqué

Un facteur originaire de Bernissart a été licencié en juillet dernier pour « absences répétées » alors qu'il souffrait depuis un an d'un traumatisme dû à un hold-up avec prise d'otage, ont affirmé lundi l'intéressé et son syndicat.

Sébastien L., un facteur de 31 ans, avait été inopinément impliqué dans un hold-up le 3 septembre 2008 au bureau de poste de Bernissart, où trois malfrats avaient pris une employée en otage pour lui faire ouvrir le coffre. Le postier, qui dit avoir été menacé et mis en joue pendant une vingtaine de minutes, a connu par la suite des « angoisses » qui l'auraient empêché de reprendre son travail normalement. Il était en congé-maladie depuis plus de 300 jours lorsque la Poste lui a envoyé sa lettre de licenciement, fin juillet, où ses « absences répétées » sont soulignées. Malgré les efforts de son syndicat, le postier n'a pas été réintégré. « Dégoûté » de ce travail qu'il effectuait depuis sept ans et demi, il souhaite réorienter sa carrière au plus tôt.

Pour la CSC-Transcom, il s'agit d'une manifestation « symptomatique » de la chasse à l'absentéisme qui aurait cours à la Poste depuis « un ou deux ans ». Confrontée à un taux d'absentéisme supérieur à celui du privé, la Poste souhaite ramener ce chiffre à la moyenne nationale, soit 7 %.