« Nous ne sommes pas le Real de Warcoing ! »

Le début de saison calamiteux de l'Olympic n'est pas sans inquiéter surtout après une bonne préparation. Le manager analyse la situation.

Nicolas Nortier

Ne tournons pas autour du pot : que se passe-t-il à Warcoing ? Nous éprouvons beaucoup de difficultés à démarrer. Ne nous voilons pas la face, notre entame de championnat est vraiment catastrophique ! J'y vois plusieurs explications : d'abord les adversaires qui jouent chaque semaine un match de coupe d'Europe contre nous. Si nous sommes motivés, l'équipe adverse l'est encore plus. Tout le monde nous a proclamés champions avant l'heure. J'en connais qui doivent bien rire du côté d'Anvaing, sans compter Joseph Hubaut qui a le beau rôle en disant que son équipe joue le meilleur classement derrière Warcoing champion ! Ils ont un aussi beau potentiel que le nôtre mais se gardent bien de le dire... Justement, pour une équipe qui joue sa seconde saison en P2, n'avez-vous pas été trop gourmands en annonçant que vous jouiez le titre ? Contrairement à d'autres, nous avons été honnêtes dès le début. Nous avons transféré ce que nous estimions être le meilleur. Quoi de plus normal d'annoncer nos ambitions. Mais de là à nous coller l'étiquette de Real de Warcoing, c'est non seulement exagéré mais injuste. C'est le genre de chose qui fait mal. Je connais au moins quatre clubs de la série qui paient mieux les joueurs que nous. Alors, qu'on arrête ! Des solutions pour sortir de ce marasme ? Elles sont multiples : d'abord trouver le plus rapidement possible une bonne base pour l'équipe. Nous n'avons pas encore joué deux fois avec la même composition et ce n'est pas normal. Grégory Voiturier a cherché mais il est grand temps de fixer une base et d'y adjoindre les joueurs en forme pour constituer un ensemble compétitif. Je crois que la concurrence assez importante stresse certains joueurs qui ont peur de se retrouver sur le banc s'ils font un mauvais match. Par contre, il est urgent que les joueurs se battent pour le club et montrent de quoi ils sont capables. Plus question de jouer les vedettes ! Enfin, on va aussi modifier le système de jeu. On a essayé de jouer à plat mais on en revient à un quatre défensif avec un libero. Huit points de retard sur Estaimpuis et Anvaing, c'est déjà beaucoup... Certainement même si trois matchs ont été joués seulement. Si ça tombe, on connaît le creux que vit chaque équipe sur une saison. D'un autre côté, il ne nous manque qu'une victoire pour nous lancer. Il ne faut pas paniquer surtout si la malchance qui nous poursuit - dernier exemple en date avec la blessure de Matthieu Mars, malléole fracturée - nous abandonne. Rien n'est encore joué, on fera les comptes au vingt-huitième match ! Le plus urgent, c'est de gagner à Harchies-Bernissart dimanche.