Les acteurs du carnaval de Basècles débordent d’enthousiasme pour cette édition des retrouvailles (vidéo)

Le cœur de l’ancien village marbrier va battre comme un tambour jusqu’à la fièvre carnavalesque qui s’emparera des rues le 18 février.

Pierre-Laurent Cuvelier

Dire que les Basèclois vouent un attachement viscéral à "leur" folklore, né d’un coup de cholette de quelques Crocheux, est un euphémisme.

À défaut d’avoir pu vibrer depuis le 40e anniversaire célébré en 2020, les retrouvailles tant attendues avec les quelque 4 000 à 5 000 spectateurs habituels s’annoncent tonitruantes.

 Luc Van der Stichelen ne doute pas du succès de ce «carnaval des retrouvailles».
Luc Van der Stichelen ne doute pas du succès de ce «carnaval des retrouvailles». ©ÉdA

En attendant l’apothéose du grand cortège bigarré, le 18 février à partir de 14 h, le cœur du "pu biau des villôges" va battre comme un tambour au rythme des nombreuses festivités qui s’étaleront durant un mois.

"Ce carnaval est reconnu comme une aventure exceptionnelle d’intensité et d’émotion, un spectacle féerique et bon enfant alliant couleurs, danses et musiques. Ce rassemblement populaire et familial, qui vivra sa 43e édition, sera à n’en pas douter un excellent cru ", affirme Luc Van der Stichelen, porte-parole du carnaval de Basècles et pilier des Crocheux.

Une tradition ancrée dans les gènes

On aurait pu croire que la crise Covid allait laisser des traces parmi les acteurs de la fête mais ces deux années de privations n’ont fait que décupler leur amour pour ce projet fédérateur. Un signe qui ne trompe pas: le comité des Crocheux s’est étoffé avec l’arrivée de quelques jeunes.

"En voyant la ferveur qui se dégage de ce carnaval, on se doute de l’organisation millimétrée qui se cache derrière. L’investissement sans faille des participants est plutôt rare dans cette période post-Covid où pas mal de groupes, d’associations sont en peine de retrouver du dynamisme. C’est un événement que tout le monde envie, en Wallonie picarde. Et c’est une Tournaisienne qui le dit", sourit Dorothée De Rodder, conseillère à la Province de Hainaut, qui soutient les festivités de l’ancien village marbrier.

Sous un déluge de confettis, la grand-messe du samedi 18 février mobilisera plus de 1000 figurants, de tous âges, répartis au sein de 18 confréries. Ces joyeux drilles seront accompagnés, lors de leur parade dans les rues, de chars richement décorés, de grosses têtes, de géants et autres groupes musicaux.

Sociétés folkloriques: cinq anniversaires à fêter

Deux semaines plus tôt, cinq sociétés jubilaires auront droit à une première mise à l’honneur lors des soumonces en musique, le 4 février, à la Maison du peuple: les Vénitiens (20 ans), les Capiaux d’Sots et les Chiqueux d’Caramels (25 ans), les Marmitons et les Bagnards (30 ans).

Pour Luc Van der Stichelen, ce carnaval, qui a su s’imposer dans la région, n’aurait pas un tel aura sans la contribution de tous ces acteurs œuvrant dans la lumière ou dans l’ombre: les sociétés folkloriques, bien sûr, les spectateurs, les commerçants et artisans locaux, la Commune de Belœil, la police, les photographes amateurs…

Le bel héritage patrimonial construit collectivement depuis 1980 est compilé dans un livre haut en couleur sorti voici deux ans. Très fourni en photos, poèmes, textes et dessins, l’ouvrage du 40e anniversaire est toujours disponible, au prix de 20 €, dans les librairies locales.

La conception de l’affiche a, à nouveau, été confiée à la talentueuse infographiste basècloise Aurélie Billemont. "L’affiche est assez symbolique puisqu’elle représente les mains des Crocheux lançant des confettis, lesquels se transforment pour incarner chacune des sociétés. Une belle image du carnaval", dit M. Van der Stichelen.

Si vous traversez le centre de Basècles ces prochains jours, il vous sera impossible de passer à côté des décorations dans des rues exceptionnellement rebaptisées du nom de confréries. Un avant-goût de l’effervescence qui montera crescendo au fil des semaines.

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