À Belœil, les piscines privées et certains commerces sont désormais taxés

Le volet impôts et redevances a été complètement revu à Belœil, entre les nombreuses hausses et l’instauration de nouvelles taxes (piscines, surfaces commerciales…).

Pierre-Laurent Cuvelier
 Si vous disposez d’un bassin, un montant de 250 € ou de 450 €/an vous sera réclamé.
Si vous disposez d’un bassin, un montant de 250 € ou de 450 €/an vous sera réclamé. ©Jérôme Rommé – stock.adobe.co 

De nouvelles recettes vont être dégagées par la commune princière au travers d’une révision, à la hausse, d’une série de redevances et de taxes. Pour les exercices 2023 à 2025, de nouvelles taxes feront même leur apparition.

"Il y a longtemps que l’on n’a plus touché à la fiscalité. Ces adaptations sont nécessaires afin de faire face à la forte augmentation de nos coûts (salaires, frais énergétiques…). Nous voulons garder nos services à la population et notre personnel", justifie le bourgmestre socialiste Luc Vansaingèle.

Les propriétaires de surfaces commerciales devront désormais s’acquitter d’un montant de 5 €/m2 au-delà d’une superficie de 400 m2.

Les piscines privées seront aussi taxées dès cette année, à raison de 250 € par an pour les bassins de moins de 100 m2 et de 450 € pour les plus grands.

Les piscines hors sol pas concernées

Les citoyens qui disposent d’une piscine non ancrée dans le sol et facilement démontable, de taille inférieure à 10 m2, seront par contre exonérés. Le contribuable aura un délai de 30 jours pour remplir le formulaire de déclaration adressé par l’administration communale.

Les bars à chicha et assimilés seront soumis à un nouveau règlement taxe qui prévoit le paiement de 25 € par m2 de surface imposable par an, avec un plafond de 3 350 €.

Un forfait de 1000 € sera d’application pour les établissements de moins de 50 m2. S’agissant des enseignes et publicités obsolètes, il en coûtera 1,5€/dm2 avec un taux maximum de 250 € par an et par enseigne. Cette nouvelle taxe vise les panneaux, dispositifs ou emblèmes signalant l’activité d’un commerce qui a cessé ses activités sur les lieux depuis un minimum de 6 mois.

Du simple au double pour louer une salle communale

L’augmentation de la redevance sur les locations de salles communales fait davantage parler, même si la gratuité s’applique toujours aux associations locales une fois par an.

" Passer de 200 € à 400 € par week-end en été et de 250 € à 600 € en hiver, c’est vraiment exagéré, affirme Bastien Marlot, chef de file du MR local. Tout le monde n’a pas les moyens de louer des salles de standing avec traiteur. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas adapter les tarifs mais pas dans ces proportions.

Cela va devenir inabordable pour une grande partie de la population d’organiser un baptême, une communion, un anniversaire ou un mariage dans une salle communale. Or, c’est aussi un service public. La différence de tarifs pour les citoyens extérieurs à l’entité (+ 200 €) n’est pas assez marquante. On pénalise ici nos citoyens. "

 L’état du bardage de la maison de village de Wadelincourt laisse à désirer…
L’état du bardage de la maison de village de Wadelincourt laisse à désirer… ©- Com

Le conseiller de l’opposition met en garde contre le risque de voir dégringoler le nombre de réservations et donc de recettes.

"Vu la hausse des prix, on est en droit d’attendre un état impeccable des bâtiments. À ce titre, la maison de village de Wadelincourt n’est pas attractive quand on voit son bardage arrière (NDLR: plusieurs planches sont manquantes)."

"Nous avons trouvé un prestataire et engagé un montant pour la réfection du bâtiment", a répondu le Premier échevin Michel Dubois (Bel’Elan).

Cafetiers et frituristes paieront plus

Les tenanciers de débits de boissons et de friteries devront également mettre la main au portefeuille: 200 € par an (au lieu de 160 €) pour les premiers et 400 € (contre 250 € jusqu’à présent) pour les seconds.

"Ces établissements ont été durement frappés par la crise Covid. Il ne reste qu’une dizaine de débits de boissons sur le territoire de Belœil. Passer son temps à enrôler pour un si faible rendement , ça n’en vaut pas la peine", soutient Alain Carion (MR), qui prônait la suppression de cette taxe.

C’est la même réflexion qui prévaut pour les établissements dangereux ou insalubres de classe 3 (petits commerçants et agriculteurs), assure M. Carion. La taxe grimpera à 50 € (+ 15 €).

La taxe sur la force motrice, fixée à 20 € le kilowatt au lieu de 15 €, n’a pas non plus lieu d’être pour le groupe de la minorité. "C’est une taxe obsolète, vouée à disparaître et qui ne rapporte pas grand-chose."

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