Les Aiglons dans le club des quadras

À quarante ans, les Aiglons d’Ath donnent l’image d’un club à l’éternelle jeunesse. Petit retour en arrière.

Denis Vanderbrugge
Les Aiglons dans le club des quadras
Le comité des Aiglons d’Ath dans ses nouvelles couleurs. ©ÉdA – 301134031234

C'était un autre temps. Celui des départs groupés et des moyennes à 22,5 km/h. Le club des Aiglons d'Ath est né, il y a tout juste quarante ans. «Plutôt 42 ans, corrige d'emblée Monique Duriez, l'actuelle présidente qui passera la main à la fin de la saison 2017. C'est l'affiliation à la Ligue vélocipédique belge en 1976 qui marque les débuts officiels. Mais le club des Aiglons était né deux ans plus tôt.»

Comment crée-t-on un club de cyclotourisme à l’époque? Simplement en se réunissant chaque semaine entre amateurs de la petite reine. Pendant qu’Eddy Merckx fait encore vibrer la Belgique cycliste, les Athois roulent autour du fondateur Guy Dauvillée. Ils sont huit au départ et s’inspirent de l’aigle à deux têtes - célèbre dans le folklore athois – pour baptiser leur club.

Le temps est passé, et les Aiglons n'ont jamais cessé de grandir. Pour connaître un véritable essor ces dix dernières années. «En 2006, nous étions 51 dans le club. Nous sommes aujourd'hui 110.», glisse Monique. Ce qui fait d'Ath, l'un des clubs les plus importants du challenge des Picardes.

En quarante ans, la philosophie n'a pas beaucoup changé. Elle s'est tout juste adaptée à l'avènement du «vélo liberté». Les Aiglons roulent toujours en groupe. Plus forcément à 22,5 km/h de moyenne. «Le rendez-vous est donné sur la Grand-Place d'Ath, explique Michel Malluquin, le secrétaire. On part ensemble et on essaye de rentrer ensemble, au sein de différents groupes évoluant à des vitesses différentes.»

Nouveau maillot

Le club athois a pris cette belle manie de voyager. «Il y avait les week-ends de Pentecôte à Nassogne, rappelle Monique Duriez. On a également organisé pas mal de vacances en club. À l'époque, il fallait partir huit jours avant pour préparer le terrain, reconnaître les circuits.»

Aujourd'hui encore, les Aiglons sont voyageurs. «Parfois un membre vient avec une idée. Le comité l'avalise. On laisse la porte ouverte aux propositions.», détaille Michel Malluquin.

Il n’existe sans doute pas de recette miracle pour faire grandir un club. Mais les Aiglons surfent sur une belle dynamique qui n’est pas sans effet sur leur liste de membres. Une liste qui se décline aussi en partie au féminin, puisqu’elles sont quand même treize à porter les couleurs athoises.

Des couleurs qui ont un peu changé depuis le début de l'année. Le mauve, le blanc et le jaune de la Ville ne sont plus présents que sur les liserés d'une tunique toute noire. «Trois projets ont été présentés fin 2015 à l'ensemble des membres. L'équipement choisi l'a été par la majorité. Cet équipement a été offert à tous les cyclotouristes assidus aux sorties de notre calendrier.», conclut Michel Malluquin.

Mauvaises conditions atmosphériques au rendez-vous de la Picarde de Kain qui a accueilli 351 amateurs. Cela la place juste devant La Basècrack (312), La Tournai du Mayeur (238), La Flandrienne (129) et La Valloise (128). Le leadership de l’année est toujours détenu par Les Deux Forêts de Raismes devant Pipaix.

À ce stade du Challenge, quinze inconditionnels ont encore réalisé la «totale».

Côté clubs, dimanche dernier, ce sont à nouveau les Audax de Tournai qui se sont imposés avec 34 membres. Et suivant un rite presque inamovible, ils précèdent Antoing qui alignait 25 de ses pensionnaires.

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