Pour que leurs heures soient heureuses

L’ASBL Les Heures Heureuses ambitionne de poser la première pierre de ses nouveaux locaux à l’automne prochain. Et a d’autres projets.

Pour que leurs heures soient heureuses
Ath, projet Heures heureuses ©Com.

Le projet n'est pas neuf. Il se précise. Et il devrait prendre forme dès l'automne prochain, sur un terrain d'une quarantaine d'ares près du CEVA. La Ville l'a acquis et elle l'a cédé à l'ASBL dans le cadre d'un bail emphytéotique. L'institution va y ériger de nouveaux locaux, avec un budget de plus d'un million€. « Cette construction présentera une imbrication de volumes simples, en toitures plates et dont le gabarit n'excède pas un niveau» explique-t-on auprès de l'ASBL créée en 1977 et aujourd'hui gérée par Christophe Lenglez. «Le choix du parti architectural de se développer uniquement au rez-de-chaussée permet une fluidité de déplacement pour les usagers.» Deux ailes composeront la structure.

«Ce volume permettra l’accueil de 31 personnes avec une possibilité d’extension dans le futur. Une annexe comprenant un espace Wellness avec un jacuzzi sera envisagée à l’avenir. Le coût global de ce projet a été budgétisé à +/– 100.000€ et pourrait être financé en partie par des fondations telles que Nato Wives Bazaar ou Cera foundation.»

«En 2018, nous étudierons la possibilité de concentrer nos activités d’accueil de jour sur un seul site en mettant en vente notre patrimoine situé à la rue Princesse Astrid à Rebaix. Le bénéfice de la vente serait investi dans la construction d’une annexe de +/– 300 mètres carrés à la nouvelle structure.»

En attendant, les responsables de l’ASBL nourrissent quand même déjà d’autres desseins pour ce terrain. Ils projettent en effet la construction de «micro-logements» à côté du futur centre de jour.

« La construction de ces micro-logements de type SLS (Service de Logements Supervisés) sera soumise aux familles des personnes que l’on accueille au sein du service, personnes qui aspirent à une certaine forme d’émancipation tout en possédant un degré d’autonomie suffisant.»

«Les personnes désireuses de s’épanouir dans cette formule logeront seules ou en petit groupe (maximum 6 personnes) et seront réellement indépendantes sous la supervision d’un(e) éducateur(trice) qui ne sera néanmoins pas attaché au logement. Une collaboration avec notre service permettra de veiller au confort physique, psychologique et social des usagers, en apportant une aide dans la réalisation de leur projet de vie: gestion du budget, une aide à l’hygiène ou à l’alimentation.»

«Des jardins potagers, cuisine et autres équipements compléteraient l’ensemble sur ce terrain.»