« Nous voulons plus de transparence et une généralisation des bonnes pratiques »

« Nous voulons plus de transparence et une généralisation des bonnes pratiques »
ligue des familles ©ÉdA – 201530061685

Pourquoi étalez-vous votre campagne tout au long de l’année ?

D’ordinaire, nous concentrons notre communication sur ce sujet à la rentrée scolaire. Mais les frais ne se limitent pas à cette période de l’année ! Un tiers des dépenses se font à la rentrée, le reste est étalé. Il s’agit justement de plus petites choses, moins visibles, mais qui s’accumulent. Nous avons donc opté pour une démarche d’information soutenue dans le temps, pour attirer l’attention sur ce phénomène. Nous espérons une modification du décret.

Quelles sont vos revendications ?

Au minimum, une application du décret. Certains frais sont tout à fait interdits, comme ceux liés à la location d’infrastructures, des forfaits sans justification, ou encore les frais de photocopies dans le fondamental. Nous constatons 20% de situation d’infractions. Nous recensons les abus signalés par les parents et en faisons part à la ministre. Par ailleurs, nous venons avec une proposition: instaurer une facture unique et mensuelle reprenant l’ensemble des frais réclamés par l’école (fournitures, voyages, manuels, repas, garderie, étude dirigée,…).

Quels en seraient les avantages selon vous ?

Cela aurait au minimum le mérite de mettre un peu d’ordre, sans rien coûter personne. Cela permettrait d’étaler les dépenses sur l’année, au lieu d’en concentrer la majeure partie en septembre. Les enfants ne se promèneraient plus avec des enveloppes de sous avec les drames (pertes, vols,…) que cela peut susciter. Les professeurs ne s’improviseraient plus chef-comptables. Et surtout, la direction jouerait son rôle de coordination pour ne plus avoir un professeur qui exige d’acheter un dictionnaire d’une telle édition, et celui de l’année suivante, un d’une autre. Ce système serait plus transparent et au final, plus égalitaire. Certaines écoles ou villes font des miracles. Mais nous voulons une généralisation des bonnes pratiques.¦ F. G.