Masterchef : les racines de Simon sont ici

Le candidat de l’émission est revenu quelques jours dans sa famille avant de rentrer dans le pays qu’il incarne si bien, celui de la gastronomie.

Daphné DEMITRI
Masterchef : les racines de Simon sont ici
Masterchef Simon Carlier portrait ©ÉdA

Au sein de la «Tannerie» à Arbre, Simon Carlier s'active. Depuis plusieurs années, le jeune chef concocte un repas mettant à l'honneur les saveurs de sa région du Languedoc. Un concept pensé et lancé par son père il y a plus de 25 ans. «Mon frère et moi avons organisé ce repas durant des années. Aujourd'hui, Simon a pris la relève» note la tante du cuistot, propriétaire de la salle de réceptions d'Arbre.

Né à Carcassonne (sud de la France) l'homme de 29 ans qui a participé au concours télévisé «Masterchef» sur TF1a des racines dans notre région. «Mes parents sont partis vivre en France et y ont construit une ferme-auberge. On avait les produits en direct de la ferme» note le candidat qui a brillé au cours de l'émission mais qui vient d'être éliminé.

Simon a toujours baigné dans un univers de cuisine basée sur le produit. Ses grands-parents agriculteurs à Vaudignies n'ont pas été pour rien dans son penchant pour les fourneaux. «Je revenais ici, ma grand-mère cuisinait très bien» sourit-il. «La génération précédente a perdu ce lien avec nos grands-parents issus des milieux agricoles. Notre génération veut sans doute retrouver des choses vraies».

Un resto: « Solides »

D'ailleurs, Simon a toujours su que la cuisine était inscrite dans les gènes familiaux. Alors qu'il exerçait à l'époque son métier d'ingénieur en physique, il a continué à nourrir un projet: celui d'ouvrir son propre restaurant. C'est désormais concrétisé depuis mi-octobre à Toulouse. «Je voulais vraiment être prêt à me lancer le moment venu». Ayant échoué aux portes de la finale de Masterchef, alors qu'il y avait 24 000 candidats amateurs passionnés, le jeune homme peut être fier de son parcours au sein de Masterchef.

«Je voulais me frotter aux meilleurs. La rencontre avec les chefs, d’autres candidats et les cours m’ont énormément appris».

L'esprit bistronomie – bar à vins imprègne son établissement «Solides» offrant 16 couverts. «On est solides avec les producteurs. L'important dans un restaurant n'est pas seulement le talent du cuisinier. C'est le talent de tous ceux qu'il y a derrière». Bouchers, producteurs, éleveurs. Simon Carlier veut aussi mettre à l'honneur ceux qui restent souvent dans l'ombre des «masterchefs». Il est conscient que son passage télévisé aide au succès. «Dès l'ouverture on a été complet. On doit refuser 80 personnes par jour» confie le Toulousain. «Mais je veux gagner le respect dans la durée et dans la vraie vie».

Respecter son produit, sa clientèle, faire les bons choix, s'adapter et bien s'entourer sont pour lui les qualités d'un grand chef. Mettre en valeur l'essence et la qualité des produits est plus important que colorer une assiette. «Je ne cherche pas à ce que ce que je rajoute dans mon assiette soit visible. Il faut que ce soit d'abord bon».

Suivi par des milliers de téléspectateurs, Simon aura réussi à incarner des semaines durant sa vision de l’idéal culinaire. Celui d’un chef adepte de la cuisine du goût et du produit respecté.