Un Athois se faisait passer pour un mineur sur les réseaux sociaux afin d'obtenir des photos d'ados dénudés

Un individu a été arrêté pour détenir et trafiquer des images pédopornographiques mais aussi pour cyberprédation auprès d’adolescents.

C.P.
 L’homme discutait avec des jeunes filles et des jeunes garçons en ligne pour obtenir des photos pédopornographiques.
L’homme discutait avec des jeunes filles et des jeunes garçons en ligne pour obtenir des photos pédopornographiques. ©Justin - Fotolia 

Un homme de 59ans comparaît devant le tribunal correctionnel de Tournai pour trafic, détention d’images pédopornographiques mais également pour cyberprédation. L’individu se faisait passer pour un mineur sur un réseau social bien connu afin de discuter avec des adolescents et ainsi leur extorquer des photos d’eux potentiellement dénudés.

"Je reconnais les faits, s’est exprimé le prévenu. J’ai entrepris un suivi UPPL,depuis et je me suis rendu compte qu’il y avait de vraies personnes derrières les photos que je regardais." La présidente du tribunal n’a pas été touchée par le repentir de l’homme. "Au bout de dix ans, il était temps de s’en rendre compte. Vous avez commencé à collecter des images en janvier 2013 ! Si vous avez tout arrêté c’est parce qu’on vous a pris la main dans le sac, et non grâce à une prise de conscience", lui a-t-elle rétorqué.

Vers une mesure de probation

Le procureur du roi ne s’est pas montré plus tendre avec l’individu. "Il y a des aveux, mais je n’entends pas de regret. Extorquer des photos à des ados en se faisant passer pour l’un d’eux, c’est lâche ! Il se conduit comme un prédateur. Lors de son audition Monsieur a déclaré:" si elles ont des corps d’enfants, ça ne m’excite pas plus que ça ", cela ne devrait pas exciter DU TOUT ! Étant donné que Monsieur ne se rend pas compte des infractions commises, je requiers une peine de cinq ans pour ne pas fermer la porte à un sursis probatoire."

La situation du prévenu est d’autant plus interpellante que son activité professionnelle consiste à livrer des repas dans des écoles, "mais pendant que les élèves sont en classe ", a-t-il assuré.

Son avocate a tenté de convaincre que le tribunal que son client avait réellement pris conscience de la gravité de ses actes. "La justice a eu son effet dissuasif, ont indiqué les psychologues dans leur rapport", a rappelé son conseil qui souhaite également que Monsieur obtienne une probation.

La présidente du tribunal rendra son jugement le 20 février.

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