Pas de stress, le Ramdam séduit encore. La barre des 30 000 festivaliers a été franchie!

Après les années difficiles vécues, " un peu de stress quand même " pour le comité de programmation du Ramdam. Les festivaliers allaient-ils répondre à cette nouvelle invitation cinéphile ?

Laure Watrin

Treizième festival du film qui dérange, lancé un vendredi 13. Était-ce un chiffre qui allait porter chance ou signer un mauvais présage ? La question avait été posée dans nos précédentes éditions.

Mais durant les onze jours de marathon ramdamesque, fictions, documentaires et courts-métrages ont défilé, tout comme le compteur des festivaliers. Résultat: les émotions se sont bousculées pour les 31 142 cinéphiles habitués ou curieux qui ont passé les portes des quatre salles mises à disposition.

"On est super content. Les salles étaient à chaque fois remplies. Les gens étaient ravis de la programmation. Il y a eu de très bons échos et c’est ça qui compte. On va chercher des films qui ne sont pas spécialement projetés en salle. On permet à des réalisateurs et acteurs de montrer leur travail", confie Jeanne François, chargée de production et de coordination du Ramdam.

Ciné jeunesse

Que ce soit avec les séances scolaires ou "Parents admis", nouvelle catégorie cette année, les jeunes ont eux aussi pu prendre goût au cinéma. "C’était quelque chose qui me tenait à cœur. C’est important de pouvoir toucher un nouveau public et de le faire venir en salle. C’est du cinéma, oui, mais dans une ambiance de festival avec des souvenirs, des moments d’échanges".

Fluidité entre les séances décalées

Moins de monde ? Certains festivaliers ont eu cette impression en attendant leur(s) projection(s). La réponse est non. "On a gardé le concept de l’an dernier. Au lieu de commencer trois ou quatre séances en même temps, on les a décalées de dix minutes. Cela permettait d’étaler les nombreux films programmés, mais aussi d’avoir un flux constant. Par contre, cela a été un casse-tête pour réaliser les grilles".

Voter sur l’app, pas facile au début

Finis la multitude de bulletins imprimés à dépouiller. Avec leur partenaire BizzDev, l’équipe du Ramdam a développé une application afin de récolter les votes pour les meilleurs films qui dérangent. Première utilisation lors de cette treizième édition. "C’était un sacré défi. J’ai eu beaucoup de critiques. On disait que c’était compliqué. On a assez vite repéré les failles et une fois qu’on avait le truc, ça a été".

Dès la semaine prochaine, quelques membres du comité de programmation vont déjà enchainer les festivals comme le plus grand consacré aux courts-métrages à Clermont-Ferrand. La volonté reste aussi de renforcer les liens avec l’autre côté de la frontière.

Une image cristallise les souvenirs

Pour la dernière projection 2023, le Ramdam s’est tourné vers la fantaisie et la créativité de « La famille Asada ».

Avec "La famille Asada", Ryôta Nakano en est à son cinquième long-métrage. Le cinéaste s’est inspiré de la vie du photographe Masashi Asada, lequel s’est fait connaître par des photos représentant sa propre famille dans des situations improbables.

Par exemple, le père aurait aimé être pompier, le frère pilote de Formule 1 et la mère se serait bien imaginée épouse de yakuza…Le temps d’un clic, un rêve se réalise et le spectateur assiste sûrement aux scènes les plus marrantes du film!

Le travail de Masashi finit par être reconnu et une éditrice accepte de publier ces clichés décalés.

À la fois burlesque, mais aussi mélo lorsqu’en 2011, un tsunami ravage une partie du Japon. Le photographe aidera un bénévole à récupérer des albums photos sous les décombres. Sur les 80 000 photos, 60 000 seront restitués aux survivants.  

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