Cinq ans avec sursis pour Pascal Delcourt, le bourreau d’Ogy

L’ex-marchand de chevaux multirécidiviste n’a désormais plus le droit de détenir d’animaux pour une durée de cinq ans.

Margaux piron
 Les associations regrettent que la prison ferme passe en sursis, mais elles relèvent qu’il y a une réelle reconnaissance de la gravité des faits.
Les associations regrettent que la prison ferme passe en sursis, mais elles relèvent qu’il y a une réelle reconnaissance de la gravité des faits. ©ÉdA – 501440124134 

Ce 11 janvier, Pascal Delcourt a définitivement été fixé sur son sort. Il écope d’une peine de cinq ans, assortie d’un sursis probatoire pour une durée de cinq ans. Dans les conditions imposées par le jugement, il ne peut plus être propriétaire ou détenir d’animaux.

Dès 8h45, une vingtaine de bénévoles d’Animaux en Péril, du Rêve d’Aby, d’Equichance et d’Help Animals étaient présents sur les marches du Palais de justice.

Symboliquement, ils portaient des panneaux illustrant le calvaire des animaux détenus par celui que les associations qualifient de "bourreau d’Ogy".

Le maquignon multirécidiviste en matière de maltraitance animale avait été condamné à quatre ans de prison ferme et à plus de 150 000 € d’amendes et frais de justice par le tribunal de Tournai en première instance, le 19 novembre 2021. Il avait fait appel de sa condamnation.

Pascal Delcourt était poursuivi pour avoir maltraité cruellement des dizaines d’animaux, dont une cinquantaine de chevaux saisis en 2016 et confiés aux refuges spécialisés. Les parties civiles avaient salué la fermeté du jugement qu’elles considéraient à la hauteur des faits commis.

À la suite de la décision de la Cour d’appel de Mons, Jean-Marc Montegnies, Président d’Animaux en Péril tient à réagir. "C’est un avis en demi-teinte. Nous sommes profondément déçus que la prison ferme passe en sursis. Cependant, il y a une réelle reconnaissance de la gravité des faits et une volonté de mettre Pascal Delcourt hors état de nuire".

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