« Le Sablier de Noël » court après le temps dans la cathédrale Notre-Dame

Après avoir fait escale à Lille et Bruxelles, le spectacle " Le Sablier de Noël " sonne les douze coups de minuit à Tournai, jusqu’au 8 janvier, à raison de trois représentations par soirée.

Laure Watrin

Dans la nef de Notre-Dame, la magie de Noël se prolonge. Une parenthèse s’ouvre dans notre quotidien, comme lors de chaque création du metteur en scène tournaisien, Luc Petit et de son équipe Les Nocturnales.

Sur un texte de Michel Teheux, "Le Sablier de Noël", en tournée cet hiver avec "Le Combat des anges", joue avec la mécanique du temps. Celui qui rythme nos journées et rappelle à l’ordre au bracelet de notre montre. Sauf que, pour une fois, les aiguilles du cadran ont cessé leur ronde infernale.

Les artistes ont quarante-cinq minutes pour permettre aux heures d’entamer à nouveau leur décompte et sonner ainsi les douze coups annonciateurs d’une bonne nouvelle.

"À travers cette histoire de Noël, on essaie de faire passer un message d’espoir. On en a besoin en cette période", confie le prêtre hutois Michel Teheux, qui collabore avec le directeur artistique depuis maintenant dix-sept ans.

Le spectacle allie différentes disciplines

Peu importe où l’on se place, le spectacle est partout et sublime l’édifice religieux. Les jeux de lasers laissent apparaître le Passeur de temps aux allures de pharaon. Il progresse de scène en scène, au son des tic-tac de l’horloge.

Des pas accélérés résonnent entre les murs de la cathédrale, ceux des trois danseuses claquettistes. "L’échauffement doit être assez conséquent, parce qu’on a trois représentations à assurer", souligne l’une d’entre elles, quelques minutes avant la grande première tournaisienne.

Les acrobaties aériennes se font aussi une place parmi les dialogues poétiques.

Puis, arrivent les Frères Taquins, deux spécialistes du mime qui ont parcouru le monde avec leur numéro et qui, après plus de trente ans de complicité, se connaissent par cœur. Le duo composé d’Olivier Taquin, un automate en queue-de-pie et chapeau haut-de-forme, et d’Olivier Bonjour, celui qui veille à son bon fonctionnement, sert de fil conducteur au récit.

"On a souvent fait partie de troupes de cirque et de théâtre. Ce qui est chouette ici, c’est qu’on est là tout au long du spectacle. Pour la première fois, on a détricoté notre numéro en plusieurs saynettes", indique l’automate.

L’exercice est plutôt périlleux, puisqu’à plusieurs reprises, Olivier Bonjour, porte sur son épaule son acolyte. "Oui, c’est physique. Il faut garder la forme et tenir compte aussi du fait, qu’en plus du rôle de comédien visuel, je remplis la mission de narrateur".

Le binôme en a intrigué plus d’un et s’est vu félicité pour sa prestation par plusieurs spectateurs.

Trois séances par soirée: 17h/18h15 et 19h30. Tickets sur www.nocturnales.be.Prochains spectacles: Le Carnaval des animaux (25/02 au 05/03) et Peter Pan (02/08 au 20/08).

« Le Sablier de Noël » court après le temps dans la cathédrale Notre-Dame

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