Le bon bol d’air d’Isabelle et Fabrice

Rien ne prédestinait Isabelle et Fabrice à rejoindre le challenge des Picardes. Hormis une rencontre et un nouveau défi commun.

Laurent BECQUART
Le bon bol d’air d’Isabelle et Fabrice
picarde ©ÉdA

Dire que le sport est omniprésent chez Isabelle et Fabrice serait trahir la vérité.

Tout au plus, Fabrice Lekeuche a tapé du pied dans le ballon au FC Roucourt local, à La Bayonne en France pour achever sa carrière en corpo en 1990. Un loisir bien plus qu’une passion qu’il a néanmoins transmise à son fils Gil, aujourd’hui gardien de but en U21 à Péruwelz.

Quant à Isabelle Guarin, entièrement dévouée à sa vie d’épouse active et de mère de famille, il ne fallait pas lui parler de sport.

Présent dans le monde de l’automobile depuis plusieurs décennies, Fabrice s’investissait surtout dans les concentrations de vieilles voitures dont il possède deux modèles Citroën de 1974 et 1983.

Plus de vingt ans plus tard, c'est une connaissance de travail qui allait révolutionner les week-ends du couple. «Cet ami s'adonnait au VTT à Pipaix. De fil en aiguille, je me suis dit que reprendre une activité physique ne serait pas du luxe. J'ai donc commencé à faire du vélo en jean sur un vélo de ville! J'ai débuté par des sorties de quinze kilomètres avant de me lancer sur un trente bornes lors d'une Bush Classic de laquelle je suis rentré crevé! Mais il n'en fallait pas plus pour me convaincre de nous inscrire au club pipaisien avec le même matériel, toujours sans équipement! Depuis, nous nous sommes acheté des vélos plus adaptés à la discipline.»

Très rapidement, le couple fit connaissance d'un des atouts du Challenge. «Une Picarde, c'est la possibilité de rencontrer des personnes de notre niveau. Le vélo est un sport individuel mais qui permet de faire des rencontres, de sympathiser pour créer des liens d'amitié qui peuvent dépasser le cadre du Challenge. C'est ce qui nous est arrivé avec Patrick Lysen et Gabriel Garson, deux pensionnaires de Vaulx avec qui nous roulons régulièrement. Nous pédalons à quatre et nous attendons sur les parcours, bannissant l'esprit de compétition. Nos sorties n'ont d'autre but que de prendre un bon bol d'air. On ne peut même pas parler de sport mais bien d'une activité de loisir dominicale. S'il fallait nous dépasser, ce serait simplement en augmentant le kilométrage de nos sorties, histoire de mesurer notre progression.»

Un objectif précis

Depuis trois ans, les Picardes rythment les dimanches de nos deux cyclos. «Nous nous sommes mis en tête de n'en louper aucune cette saison. Nous étions même présents à Hérinnes et à Vaulx alors que la météo nous invitait surtout à rester chez nous! Un défi à relever qui effacerait les cinq Picardes loupées l'année dernière suite à une mauvaise chute et une épaule endommagée lors d'une Picarde pluvieuse à Kain. Nous allons également participer à la sortie organisée vers la mer. Un beau challenge de plus de cent kilomètres… Pour le reste, nous n'affichons pas d'autres palmarès. Il existe bien le souvenir de randonnées autour du lac de Der en Champagne. Mais cela nous a donné l'idée de partir avec notre mobil-home et d'y accrocher nos derniers nouveaux vélos.»

Le virus a encore fait deux victimes!

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