« Sur le vélo, je suis ceinture jaune »

Ancien judoka,Samuel Raquet est passésans transition au vélo.Il s’épanouit désormais dans le cyclotourisme au sein du club de Vaulx.

Denis Vanderbrugge
« Sur le vélo, je suis ceinture jaune »
Picarde Vaulx - Samuel Raquet ©ÉdA – 30951562199

Entre le judo et le vélo, la transition est tout sauf évidente. Pourtant, Samuel Raquet n’a eu aucun mal à passer de l’un à l’autre, troquant il y a quelques années le kimono du Judo Top Niveau pour le Lycra serrant du grand amateur de vélo.

Un ancien du Top Niveau

Dans sa première vie sportive, le Bléharien avait collectionné les satisfactions. Champion de Belgique dans la catégorie des espoirs, vice-champion national chez les juniors, cinquième chez les seniors en moins de 73 kg, il a porté les couleurs du Top Niveau jusqu’en division d’Honneur. Des contraintes physiques l’ont incité à abandonner l’art martial à l’aube de ses trente-trois ans.

«Lorsque j'ai arrêté le judo, j'ai ressenti un manque, explique-t-il. Je m'embêtais. J'avais besoin d'une activité qui me permette de m'aérer l'esprit après le boulot. Un jour, quelqu'un m'a suggéré de me mettre au vélo. L'idée m'a plu.»

Ceinture noire troisième dan, Samuel Raquet débutait dans le cyclotourisme chez les Crazy Wheels.

«Sur un vélo, je ne suis que ceinture jaune , plaisante-t-il. Et chez eux, ça roulait fort. Ma bonne condition physique me permettait toutefois de suivre le tempo imprimé.»

L'éducateur de l'athénée provincial de Leuze avait cependant besoin d'une pratique moins intense. «J'ai donc roulé un peu seul. Puis Grégory Bocquillon qui était affilié à Vaulx m'a proposé de rejoindre son club, reprend-il. J'ai accepté et je ne l'ai pas du tout regretté. J'ai trouvé chez les Vallois un bon esprit de camaraderie. Même si on est d'âges et de niveaux différents, il y a dans ce club de la solidarité et de la convivialité. Même si nous faisons des circuits différents, nous partons ensemble et nous nous retrouvons après la randonnée.»

«Plus compliqué dans les côtes»

À 43 ans, Samuel Raquet n'a pas tout à fait un profil de cycliste. Il a gardé de sa pratique du judo une importante masse musculaire: «Sur le plat, cela me donne de la puissance mais c'est un peu plus compliqué dans les côtes .», sourit-il.

Cela n'empêche pas le sociétaire du CC Vaulx d'enfourcher son vélo dès qu'il en a l'opportunité. « Même en solo parfois, dit-il. Ce que je préfère cependant ce sont les sorties avec les copains.»

Le Bléharien pédalera rarement plus de 80 à 120 kilomètres. «Même si je l'ai déjà fait, je n'aime pas trop dépasser les quatre heures de selle.»

Car, dans son quotidien, Samuel a d'autres choses à faire. Il n'a en effet pas tout à fait laissé tomber le judo. «J'y suis les performances de mon fils Leni, explique-il. Dès qu'il a une compétition j'y vais. Je dépanne aussi de temps en temps au Top Niveau pour assurer l'entraînement des jeunes. Cela a pour conséquence que je n'ai pas toujours la possibilité de participer à toutes les randonnées.»

Comme la pomme tombe rarement loin de l’arbre, Leni est présenté comme prometteur dans le judo. Pas de quoi l’inciter à délaisser son sport pour accompagner papa sur ses balades à vélo.

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