Jean-Pierre Facq, le postier devenu cycliste - Ouverture en fanfare

Ancien postier, Jean-Pierre Facq n’a jamais utilisé le vélo pour exercer son métier. C’est pourtant grâce à La Poste qu’il a rencontré sa passion.

Denis VANDERBRUGGE,M.Fi.
Jean-Pierre Facq, le postier devenu cycliste  - Ouverture en fanfare
Jean-Pierre Facq Hérinnes ©ÉdA – 30893870582

Jean-Pierre Facq a gardé du Nord un léger accent et de bons souvenirs sur deux roues.

Postier au centre de tri de Roubaix durant de longues années, ce Français expatrié à Pecq a découvert le vélo par l’intermédiaire de sa profession.

Pas en le chevauchant pour distribuer le courrier, comme certains de ses collègues, mais en s’inscrivant un jour à l’ASPTT de Roubaix, l’Association Sportive des Postes et Télécommunications.

C’est au sein de cette fédération corporatiste que Jean-Pierre a donné ses premiers coups de pédale. Il y accompagnait à l’époque quelques collègues, sans savoir qu’il n’allait jamais plus réussir à décrocher.

Pour Jean-Pierre Facq, le vélo est un plaisir, la performance est facultative. Même si le Pecquois d’adoption place parmi les temps forts de sa carrière cyclotouriste, quelques Lille-Hardelot dont l’exigence du parcours n’est pas que légendaire.

Son déménagement de l’autre côté de la frontière dans le courant des années nonante ne lui a rien fait perdre de sa passion. Au contraire, Jean-Pierre Facq croisait sur leurs routes d’entraînement des Vincent Coppenolle, Laurent Becquart et Pierrot Detollenaere avec lesquels il avalait des kilomètres de bitume. Des sorties au cours desquelles germait l’idée de fonder un club à Hérinnes.

Jean-Pierre a assisté à la naissance du bébé au début des années 2000. Il n'a depuis lors jamais cessé d'en porter les couleurs. «Au club d'Hérinnes, nous ne sommes peut-être pas nombreux, dit-il, mais il y fait vraiment bon vivre.» Les sorties se terminent souvent autour d'un verre. «Une habitude typiquement belge. Je n'avais jamais connu ça en France .», sourit Jean-Pierre.

Une thérapie

Ces derniers temps, le vélo a pris une nouvelle dimension pour l’ancien postier. Souffrant d’insuffisance rénale, il a dû revoir à la baisse le kilométrage de ses randonnées.

Rouler est cependant presque devenu une sorte de thérapie alternative. «C'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour décompresser, raconte-t-il. Le vélo permet d'évacuer les tracas. Il fait du bien au mental. C'est vraiment quelque chose d'important pour moi.»

À soixante-six ans, le membre du club d’Hérinnes-Warcoing continue aussi de s’impliquer dans la vie de son club, que ce soit lorsqu’il faut jouer les signaleurs pour des Deux heures du village ou lorsqu’il s’agit de flécher le parcours de la prochaine randonnée.

Bloqué par l’organisation ce dimanche, il retrouvera le Challengeplus tard. Avec l’ambition de rouler une vingtaine de Picardes sur la saison.

Le Challenge 2016 débutait samedi dernier avec la «Mise en route» organisée conjointement par le comité des Picardes et les Audax de Tournai. Et ce fut un beau succès pour ouvrir la saison. L’on enregistra, en effet, 638 participants dont 378 sur les 70 km et 196 sur les 50.

Le club organisateur a envoyé le plus important contingent avec cent inscriptions, tandis que les individuels arrivaient en deuxième position (52) juste devant les cyclos d’Antoing.

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