On restaure le château de la Royère

Des premiers travaux de consolidation du château de la Royère ont été entrepris grâce à un stage organisé par l’Institutdu Patrimoine Wallon.

Denis Vanderbrugge
On restaure le château de la Royère
Chateau de la Royère ©ÉdA – 201444895787

Depuis lundi, huit stagiaires de l’Institut du Patrimoine Wallon travaillent d’arrache-pied sur les murs du château de la Royère. Dirigés par Jacques de Pierpont, spécialiste en maçonnerie ancienne, ils apprennent les techniques de restauration des vieilles pierres:

«Ce stage est une collaboration entre deux cellules de l'IPW, explique Amandine Even, historienne de l'art à l'Institut du Patrimoine Wallon. Il y a d'une part le centre de formation de la Paix-Dieu, d'autre part le service des missions immobilières. Ces deux cellules travaillent sur les bâtiments menacés repris sur une liste établie par le Gouvernement wallon. Outre effectuer des travaux de consolidation, notre rôle est d'aider les propriétaires à monter un projet plus global.»

Il est donc probable que ce premier stage soit assez rapidement suivi d'un deuxième: «Ensuite, une restauration plus poussée est à l'étude. Cela pourrait peut-être permettre à terme, de donner au château de la Royère une approche touristique qui fasse vivre le site», confirme Amandine Even.

Parmi les stagiaires qui œuvrent sur les ruines du château depuis le début de la semaine, on retrouve plusieurs ouvriers de la Ville de Tournai. Tous sont là pour apprendre à maîtriser des techniques qu'ils seront peut-être par la suite amenés à reproduire dans le cadre de leur activité professionnelle: «On a eu deux journées de formation à la Paix-Dieu à Amay, confie Daniel Havelange, ouvrier communal de la Ville de Tournai. Pendant cinq jours nous mettons en pratique l'apprentissage sur les murs de ce château de la Royère. Tout cela nous permettra ensuite d'aborder en connaissance de cause des travaux sur des bâtiments anciens à Tournai.»

Olivier Moulin, fils de l'actuelle propriétaire du château de la Royère, n'a quant à lui pas hésité à mettre les mains dans le cambouis aux côtés des stagiaires: «J'avais besoin d'être concerné par ce chantier d'une manière concrète», explique-t-il. Depuis ses quinze ans, l'homme s'est considérablement investi sur le site: «Au début, on ne savait pas trop de quoi on avait hérité. Il a fallu défricher et avec le temps nous avons beaucoup appris des ruines de ce château.»

Aujourd'hui, Olivier Moulin rêve d'une restauration intégrale du château de la Royère: «Mais il faut être raisonnable, tempère-t-il. Si on arrive à consolider et restaurer le château dans son apparence actuelle, ça sera déjà très bien. D'autant que les ruines en elles-mêmes sont intéressantes. L'important est de pouvoir en faire un exemple de restauration en soignant bien les détails.», conclut-il.