Un pique-nique qui finit mal

Les 5 e et 6 e primaires de l'entité ont été invités à la pièce de théâtre « Pique-nique », un spectacle sur les dérèglements climatiques.

Le pique-nique dans la nature interprété par le Théâtre Croquemitaine est une métaphore de la destruction de la planète par l'humain. Cent cinquante élèves ont assisté à cette présentation originale d'un thème grave.

La pièce, comique, met en scène deux personnages incarnés par un seul comédien. Le premier caricature la manière dont les richesses naturelles sont gaspillées ; dont la consommation, le progrès, le développement épuisent la planète.

Le deuxième est un scientifique qui explique, d'une manière clownesque, les conséquences des actions du premier personnage provoquant le réchauffement climatique avec son cortège de catastrophes. Tout compte fait, le gars qui néglige devient celui qui sermonne.

L'inconscient conscientisé ? Dans un décor vierge, on entend le chant des oiseaux et le clapotis de l'eau qui coule. Arrive ensuite un personnage que l'on l'entend de loin avec son dernier achat de 4x4 « Egoister ». Il en sort un frigo box. Très vite, celui-ci devient une véritable boîte de Pandore composée des ingrédients de son repas. Chacun d'entre eux apporte son cortège de conséquences, illustrées par la dégradation de l'environnement du théâtre lui-même. Le comportement du pique-niqueur met très vite les élèves de primaire en condition. Ils sont les premières victimes de l'effet de serre, des tempêtes, et même de la montée des eaux. Démonstrations à l'appui !

Des spectateurs actifs

Car en effet, le jeu se déroule souvent dans la salle et les spectateurs sont enrôlés comme figurants de l'action. Ce sont eux qui payent les conséquences. Le décor évolue au fur et à mesure que s'amplifie l'emprise de l'homme sur la nature. A la fin, l'espace scénique est devenu un cloaque chaotique, l'eau s'est arrêtée de couler et les oiseaux de chanter...

Une chose est sûre : ce pique-nique n'a pas laissé les 5e et 6e primaires indifférents. C.D.