LEERS-NORD : LE CANAL A DESORMAIS SA MAISON

Les Estaimpuisiens étaient nombreux à l'inauguration de la Maison du canal. Le début d'une renaissance pour ce site fortement animé autrefois.

Catherine DEBUE

On en parlait parfois comme d'une «décharge à ciel ouvert». Désormais, avec la réouverture à venir de la liaison Deûle-Escaut, le canal de l'Espierre va profiter d'une nouvelle vie. Un des temps forts de cette renaissance s'est déroulé ce week-end : l'inauguration de la «maison du canal». «Le site était devenu sale, hostile aux promeneurs», indiquait Daniel Senesael. «Il pourra de nouveau les accueillir dans de bonnes conditions. Mais l'intérêt de la réouverture du canal réside aussi dans la continuité écologique et paysagère que nous entendons mener, maintenir et valoriser au sein de notre entité.» De chaque côté de la frontière des travaux ont été entrepris, et sont toujours en cours, afin de redonner au canal son lustre d'antan : réaménagement et automatisation des écluses, remise en mobilité des ponts, restauration de ponts fixes et de passerelles, mise en place de stations de pompage de l'eau à chaque écluse, création de bassins filtrants destinés à alimenter le canal en eau de très bonne qualité, dragage du site, aménagement de terrains de dépôt et valorisation paysagère, mais aussi réalisation d'équipements de plaisance, et construction d'un centre d'interprétation côté français et de la Maison du canal côté belge.

La maison du canal, qui est une ancienne maison éclusière, est une belle façon de valoriser le cours d'eau. Le petit musée qui se trouve dans ses murs est aussi une garantie de sauvegarde du passé de l'Espierre (vallée classée en 2000). Cette maison est un véritable centre didactique, pédagogique et touristique consacré au canal. Son objectif : sensibiliser et informer le visiteur via des expositions temporaires, des projections, l'organisation de visites guidées et pédagogiques, de promenades...

Si le représentant du ministre Daerden (son fils Frédéric) n'a pas pris la parole, les autorités voisines représentées par Slimane Tir, vice-président de la communauté urbaine a souligné que «ce projet est transfrontalier. Sans cette volonté collective de dépasser ces frontières, il n'aurait pas vu le jour. Que ce magnifique canal devienne un lieu de plaisir, loisir et de vie».