Des produits d’entretien et d’hygiène offerts à cinquante familles welkenraedtoises

Produits d’hygiène et d’entretien invendus ont été offerts à Saint-Vincent de Paul. Une grande plus value pour les familles qu’elle aide.

France Fouarge
 Ces colis «alimentaires» sont en réalité de plus en plus diversifiés.
Ces colis «alimentaires» sont en réalité de plus en plus diversifiés. ©ÉdA LABEYE Philippe

L’association Saint-Vincent de Paul apporte un soutien précieux à une cinquantaine de familles welkenraedtoises et baelenoises via ses colis " alimentaires ". Pour commencer l’année en ce mois de janvier 2023, les bénéficiaires reçoivent un petit extra de taille: des produits d’entretien, de lessive et cosmétiques biologiques généreusement donnés par la société Biotop, installée depuis 2021 à Welkenraedt. "C’est une amie qui travaille chez Biotop dans le zoning qui m’a demandé si cela m’intéressait des invendus, aussi bien de produits d’entretien et que de produits d’hygiène corporelle. Ce sont des produits qui sont fort demandés car ils coûtent cher", explique Raphaël Fafchamps, responsable de l’association. La vingtaine de bénévoles est ainsi actuellement occupée à transférer les quelque 300 litres de produits conditionnés en 25 litres dans des plus petits contenants. Mais ce type de produit est déjà de plus en plus inclus dans les colis. "On dit ‘alimentaires’, mais on essaie de plus en plus de diversifier les produits. En temps normal, on reste limité à ce qui est liquide et poudre à lessiver, produit vaisselle, dentifrice, gel douche, shampoing et déodorant…" Ce n’est pas le cas des produits de nettoyage pour le sol, par exemple, reçus de Biotop. "C’est vraiment une plus une plus-value car on se rend compte que l’on nous prend souvent beaucoup de produit vaisselle, 4 ou 5 bidons,… et l’on se doute qu’ils sont utilisés pour nettoyer au sol. On voit que c’est moins le cas en ce moment !"

130 personnes aidées

Saint-Vincent de Paul vient en aide actuellement à une cinquantaine de familles (90% viennent de Welkenraedt), ce qui correspond à 130 voire 140 personnes. Un chiffre qui a doublé depuis 2016 avec la précarisation croissante des familles, parfois avec des parents qui travaillent, surtout monoparentales.

Et la crise énergétique ? Elle commence à se faire sentir avec les factures de régularisation… "Il y a des familles qui viennent un peu plus, mais ce n’est pas encore le rush… C’est le CPAS qui est en première ligne. Nous, on agit en deuxième ligne en offrant une aide supplémentaire aux familles aidées par le CPAS où celles qu’ils ne peuvent pas aider pour x raison (NDLR: comme des sans-papiers)."

Mais à côté de cette aide matérielle, Raphaël Fafchamps aimerait apporter un appui psychologique. "La pauvreté matérielle c’est une chose, mais les personnes que l’on aide, ce ne sont pas des numéros et on se rend compte que certaines soufre de la solitude. Mon souhait est de pouvoir développer une petite équipe qui irait à la rencontre des gens pour les écouter, passer un moment avec eux et les faire sortir de leur train train quotidien… Mais c’est un engagement, on ne peut pas dire à une personne on vient une fois puis on ne vient plus… il y a une relation qui doit se créer !"

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