"L’école ne se donne pas en distanciel"

Au collège Saint-Remacle, à Stavelot, Stéphan Klein est professeur de mathématiques pour les cinquièmes et sixièmes années. Pour lui, ces deux années de pandémie ont changé les habitudes des élèves.

Marine Mélon
"L’école ne se donne pas en distanciel"
Stéphan Klein a dû comme beaucoup de ses collègues s’adapter. ©EdA LABEYE Philippe

Entre les différents confinements et le distanciel, le corps enseignant a bien été contraint de s'adapter. Les cours se sont donnés en ligne et, comble du sort, les adolescents se sont retrouvés dans l'obligation de passer leurs journées devant leur écran. Côté enseignants, ce n'était pas de tout repos. "On pense que les profs étaient en vacances, mais c'est faux. Moi j'ai adapté mon cours pour pouvoir le donner à distance. Ça m'a pris des heures. Au final, maintenant je ne l'utilise plus, et je touche du bois pour ne plus en avoir besoin. Mais ça m'a pris un temps fou de faire ça." Qui dit cours en ligne, dit aussi matériel informatique. Tous les enseignants ne sont pas armés pour pouvoir, du jour au lendemain, utiliser les ordinateurs et les plateformes de vidéoconférences. "En deux jours, on devait avoir accès au matériel et pouvoir s'en servir, s'étonne Stéphan. On a dû s'équiper à nos frais. Même nos masques n'étaient pas payés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Heureusement, on a eu quelques ordinateurs mis à la disposition des élèves qui n'en avaient pas et qui suivaient les cours sur leur téléphone." Au sein du collège, deux professeurs ont abandonné, dont une en burn-out face à la situation.