Le mardi gras sera bien un jour de congé

Sur demande de la Conférence des Bourgmestres, le mardi gras va devenir un jour de congé, même en dehors des vacances.

Le mardi gras sera bien un jour de congé
Le mardi gras sera un jour de congé: le Cwarmê peut souffler. ©Romain RIXHON

Bonne nouvelle pour les carnavalistes et carnavalisants (de Malmedy): le mardi gras sera bien un jour de congé. La réforme des rythmes scolaires annuels aurait pu avoir un impact (négatif) sur l’organisation des carnavals, il n’en sera (presque) rien, comme l’explique la députée MR Stéphanie Cortisse.

La Verviétoise fut mandatée par la Conférence des Bourgmestres de l'arrondissement de Verviers pour "mettre sur pied un groupe de travail". Car cette réforme, qui doit être votée ce mois de mars au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en vue d'une entrée en vigueur pour la prochaine rentrée scolaire (2022-2023), menaçait l'organisation des carnavals de la région verviétoise, "et en particulier du Cwarmê de Malmedy", sait la députée. "En effet, avec une alternance prévue de 7 ou 8 semaines de cours suivies de 2 semaines de congés, et ce en prenant les vacances de Noël comme point de départ, les congés de carnaval (dit "de détente"), bien qu'allongés d'une semaine supplémentaire, ne coïncideront plus nécessairement avec les festivités carnavalesques", détaille Stéphanie Cortisse, qui est membre effective de la Commission Éducation.

Si le mardi gras de 2023, le 21 février, tombe bien pendant la période des vacances (du 20 février au 3 mars), le problème apparaissait déjà dès 2024 avec un mardi gras prévu le 13 février pour des vacances du 26 février au 8 mars 2024. "Or, les carnavals et le mardi gras font partie de notre patrimoine culturel et ces festivités drainent de nombreux spectateurs venus des quatre coins de notre pays", appuie la députée par voie de communiqué.

Ainsi, le groupe de travail a remis un document à la ministre de l'Éducation, Caroline Desir (PS), et cette dernière fut "sensibilisée à cette question". La dernière version du projet de décret adopté fin février (attendu sur la table du Parlement prochainement) prévoit dès lors "que le mardi gras constitue un jour de congé au sein du calendrier scolaire annuel pour autant que le nombre minimal de 180 jours de classe réglementaire fixé soit observé et qu'il ne tombe pas déjà durant la période des vacances de détente".

"L'organisation des carnavals a été fortement impactée par les restrictions sanitaires ces deux dernières années. Voici enfin une bonne nouvelle pour les organisateurs de carnavals et bourgmestres des communes concernées en Fédération Wallonie-Bruxelles", conclut Stéphanie Cortisse.

Les pouvoirs organisateurs pourront introduire une demande de dérogation pour leurs écoles afin de fixer ce jour de congé à une autre date du calendrier scolaire, à la condition que le motif du congé corresponde à la tenue d’une festivité locale ayant un rayonnement sur l’ensemble d’une commune au moins.