4 ans de prison pour un grand-père qui a agressé sexuellement ses petits-enfants

L’homme a été reconnu coupable d’attentats à la pudeur sur ses trois petites-filles.

Belga
4 ans de prison pour un grand-père qui a agressé sexuellement ses petits-enfants

Le tribunal correctionnel de Verviers a rendu vendredi un jugement dans le cadre d’une affaire de mœurs. Un sexagénaire a été condamné à une peine de quatre ans de prison avec sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive. Son épouse écope, elle, d’une peine de six mois de prison avec sursis. L’homme a été reconnu coupable d’attentats à la pudeur sur ses trois petites-filles. Son épouse a été condamnée pour ne pas avoir dénoncé les faits alors qu’une des enfants s’était confiée à elle.

Les deux mamans ont porté plainte

Le dossier avait été ouvert en février 2020 alors que deux jeunes femmes se sont rendues à la police pour porter plainte contre leur père. Elles venaient de découvrir que leur père avait commis des agressions sexuelles sur deux, voire trois de ses petites-filles entre janvier 2016 et février 2020.

L’une des fillettes s’était déjà confiée à sa grand-mère, en novembre 2019, en lui expliquant ce qui s’était passé. Elle lui avait demandé de ne plus la laisser seule avec son grand-père. La petite fille, âgée de neuf ans, avait aussi demandé à sa grand-mère d’en parler avec sa maman, ce qu’elle n’a jamais fait.

Lorsque les mères ont été informées de la situation, elles ont immédiatement porté plainte contre leur propre père.

À l'audience, le sexagénaire avait reconnu avoir commis des attouchements sur deux de ses petites-filles mais pas sur la troisième qui n'est âgée que de six ans. Il avait expliqué "avoir été émoustillé en voyant les enfants nues dans le bain". L'homme contestait par contre la prévention de viol retenue par le parquet.

Dans les explications données lors de ses auditions, l’homme avait expliqué de quelle manière il caressait le sexe des fillettes parfois par-dessus leurs vêtements et parfois sous leurs vêtements. Pour le parquet, il ne faisait aucun doute que la qualification de viol est établie même s’il n’y a pas eu de pénétration profonde qui aurait pu laisser des traces visibles lors de l’exploration corporelle.

Au vu de la gravité des faits, de la durée de la période infractionnelle, du manque d’empathie et de l’absence de prise de conscience dans le chef du prévenu, le ministère public avait réclamé une peine de six ans de prison.

Le tribunal a, lui, estimé que la prévention de viol n’était pas établie à suffisance. Le prévenu est condamné à quatre ans d’emprisonnement pour attentats à la pudeur.

La grand-mère des enfants était pour sa part, poursuivie pour ne pas avoir dénoncé les faits dont elle avait été informée par une de ses petites-filles. "J'ai tout de suite cru la petite quand elle m'a expliqué cela mais je ne pouvais pas croire que mon mari, avec lequel je suis depuis 44 ans, avait commis de tels actes. Je suis tombée en dépression, j'ai fait un déni et je n'ai pas trouvé le courage d'en parler à ma fille", expliquait la prévenue, en larmes, lors de l'audience.

Si elle avait effectivement fait en sorte que la fillette ne se retrouve plus seule avec son grand-père, elle n’avait rien mis en place pour protéger les enfants et éviter que de telles scènes ne se reproduisent sur ses autres petites-filles. Elle écope de six mois de prison avec sursis.

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