Le chocolatier Darcis: 25 ans de gourmandise, de partage et de passion

Le mois prochain, le Verviétois fêtera le quart de siècle d’existence de son entreprise. «Quel chemin parcouru!»

Kevin Sauvage
Le chocolatier Darcis: 25 ans de gourmandise, de partage et de passion
«Quand je regarde dans le rétro, près de 25 ans plus tard, c’est de la fierté que je ressens», dit le chocolatier. ©ÉdA Philippe Labeye

Qui n’a jamais craqué pour une de ses pâtisseries savoureuses, un de ses macarons à la crème au beurre ou pour un de ses célèbres chocolats de fabrication artisanale?

Médaillé d’or au championnat du monde catégorie chocolat, on ne présente plus ce pâtissier chocolatier qui fait la fierté de notre pays aux quatre coins du monde: Jean-Philippe Darcis. À 50 ans, le Verviétois dont l’amour du métier semble croître au fur et à mesure que les années défilent, va prochainement fêter ses 25 ans de métier, le 26 novembre.

Un quart de siècle de gourmandise, de recettes plus originales les unes que les autres et surtout de partage. Car chez Darcis, trois mots prévalent sur le reste: partage, plaisir et découverte. Il est loin le temps où le jeune Jean-Philippe Darcis s'échappait de son internat à Namur. «Ouf, très loin même, sourit-il, l'œil pétillant alors que les souvenirs remontent à la surface. J'ai fait la pâtisserie, étant ado, parce que je ne savais pas quoi faire d'autre et la passion est arrivée par après.»

Cette passion, le pâtissier chocolatier n'a eu de cesse de la partager tout au long d'une carrière extrêmement riche et parsemée de rencontres. «Quand je regarde dans le rétro, près de 25 ans plus tard, c'est de la fierté que je ressens. Il faut se remémorer d'où on vient avec l'ouverture de ce petit magasin de 16 mètres carrés à Verviers, il y a 25 ans. Quel chemin parcouru depuis. Mais on reste également modeste car on est passé tout près de ne plus rien avoir (NDLR: l'entreprise est passée par une procédure de réorganisation judiciaire). Une chose est certaine, sans les équipes, l'entreprise n'est rien.»

Lauréat de nombreux concours, Jean-Philippe Darcis n'a eu de cesse d'exporter son savoir-faire made in Belgium aux quatre coins du globe. «J'ai fait des choses, dans ma vie de pâtissier, que je n'aurais jamais imaginé pouvoir réaliser un jour. À la base, moi, je voulais simplement ouvrir ma boutique, avoir mon petit labo et quand je vois les voyages que j'ai réalisés: je suis allé faire des démonstrations aux États-Unis, à Tokyo, j'ai réalisé des desserts pour le gala d'Eva Longoria, le gâteau d'anniversaire de Michael Schumacher à Francorchamps, et j'en passe. J'espère que ce n'est pas fini. Même si je travaille énormément, je suis très heureux de la vie que je mène car elle est passionnante.»

On l'a dit, un des leitmotivs du Verviétois, c'est le partage, celui de ses connaissances, de ses découvertes et de sa passion. C'est dans cette optique qu'est né, en 2016, le musée du Chocolat qui trône fièrement au cœur de sa chocolaterie de Verviers. L'été dernier, il a donc soufflé sa cinquième bougie. «Quand je l'ai imaginé il y a cinq ans, j'ai voulu réaliser quelque chose qui n'existait pas en Belgique avec un parcours didactique, des ambiances et des thématiques différentes suivant l'endroit où on se trouve dans le musée. Cela n'existait pas. Depuis, cela a bien fait bouger les choses et c'est tant mieux pour la Belgique qui est tout de même le pays du chocolat et qui mérite d'abriter en son sein de nombreux musées.»

Le musée Darcis bientôt reconnu comme attraction touristique

Cinq ans après son ouverture, le Musée du chocolat, de Darcis, ne désemplit pas. «Malgré les temps compliqués que nous avons connus, on voit que dès que les gens ont la possibilité de découvrir, ils viennent. Au départ, je tablais sur 20 000 visites par an. On oscille entre 10 000 et 20 000 visiteurs par année. D'ici peu, nous allons être reconnus comme attraction touristique et nous pourrons être subsidiés et ainsi améliorer le musée.» De quoi accueillir prochainement encore plus d'amoureux du chocolat.

«En général, quand on pense à visiter un musée, on ne le fait quasiment jamais près de chez soi. Pourtant, c’est une visite assez sympa, instructive puisque le visiteur a l’occasion de voir les ateliers, on y apprend la fabrication du chocolat, il y a des interactions. Tout est fait pour que les gens qui viennent s’amusent pendant une heure.»

Prochainement, le musée devrait être modernisé. «On aimerait le faire un peu bouger car il n'a pas évolué énormément en cinq ans. Mais en étant reconnu comme attraction touristique, on va le numériser davantage pour lui donner un côté plus moderne.»