Questions de médiatisation

Le ministère public est aussi revenu sur la publication des images sur les réseaux sociaux et la médiatisation du dossier qui ont poussé le parquet à réagir dans l’urgence. Il a indiqué que «la médiatisation a eu un impact sur la vitesse de traitement de l’affaire, mais elle n’en a pas eu quant à l’orientation du dossier. Si monsieur est cité aujourd’hui, c’est pour des coups et blessures volontaires sur mineur et pour son attitude. S’il avait reconnu les faits, des mesures alternatives auraient pu être envisagées».

Belga

L'avocat du prévenu a quant à lui souligné «la manière disproportionnée et surprenante avec laquelle le parquet a traité cette affaire. Le papa de l'enfant s'est présenté à la police, avec un certificat médical attestant que sa fille n'avait aucune séquelle mais a souhaité porter plainte parce que le cycliste ne s'était pas valablement excusé. Le père de famille a ensuite autorisé un ami à publier les images de sa famille sur les réseaux sociaux. Après avoir eu un contact avec le père de l'enfant qui lui a indiqué avoir porté plainte, mon client lui a demandé s'il était possible de retirer la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, ce que la famille a refusé. Après cette conversation, mon client a immédiatement appelé la police, où il est allé s'expliquer. Il a été privé de liberté le temps de son audition mais aussi une nuit complète pour ne pas s'être excusé valablement».