Dépénalisation de l’avortement: une motion aux gènes politiciens à Verviers

Déposée par le président de l’assemblée, Didier Nyssen (PS), la motion demandant la dépénalisation de l’IVG (interruption volontaire de grossesse), qui est de la compétence de la Chambre des représentants, au niveau fédéral, a été votée ce lundi soir. On se souvient qu’elle avait déjà été déposée pour le conseil communal précédent mais qu’elle avait été reportée, sous le prétexte d’y inclure des données reflétant la réalité verviétoise et de se concerter entre les divers groupes politiques.

Fr. D.
Dépénalisation de l’avortement: une motion aux gènes politiciens à Verviers
Dimitri Greimers (cdH) a été le seul conseiller à ne pas voter la motion, au conseil communal. il s’est abstenu. ©Romain RIXHON

Dans l'opposition, Maxime Degey (MR) a fait remarquer que le texte initial avait «été peu modifié, par deux paragraphes, peut-être importants, mais nous avons l'impression qu'il fallait gagner du temps». Il y voit aussi «une phrase interpellante», concernant des patientes du CHR Verviers redirigées vers d'autres établissements. Alors que le problème de non prise en charge se pose plutôt au CHC (le Centre hospitalier chrétien et la clinique Sainte-Élisabeth, à Heusy), selon Freddy Breuwer, vice-président MR du CHR (centre hospitalier régional), lequel demandera «que chacun se fasse le relais de cette motion auprès des deux établissements verviétois et que si le CHC ne souhaite pas pratiquer l'IVG, ce qui est son droit, elle redirige les personnes vers le CHR».