«Troubadours du rail», le retour

Pour fêter leur naissance à Verviers voici 40 ans les «Troubadours du rail» ont mis sur... voie une nouvelle exposition à St-Trond. Tout un symbole!

Jean-Louis Rensonnet
«Troubadours du rail», le retour
12483340 ©© EDA

Pierre Thiebaut a fait saliver des générations entières de Verviétois. Boucher-charcutier reconnu bien au-delà de sa bonne ville, ah la délicieuse rondelle de saucisson qu'il offrait tout sourire et plein de bonhomie à ses visiteurs, s'il a aujourd'hui quitté son commerce phare de la rue Spintay ou du Pont aux Lions, il n'a pas fini de faire... déguster d'autres générations! Celles qu'il draine dans le sillage d'une autre facette de son personnage, celle de «Troubadour du rail». En effet, Pierre Thiebaut est l'un des rares et en tout cas le seul Verviétois encore actif parmi les fondateurs de ce «petit club» d'amoureux des trains miniatures...

«C'était le 11 novembre 1970, on s'est rencontré, à Verviers, à une expo de petits trains» se souvient Pierre Thiebaut. «Quelques Waremmiens et quelques Verviétois ont sympathisé très vite, s'émerveillant et se passionnant en commun sur les possibilités énormes qu'une invention récente d'un des leurs allait permettre de réaliser : l'inversion automatique du sens de marche des locomotives en système alternatif!» La locomotive des «Troubadours du rail» était lancée, objectif enthousiaste : «S'unir pour se lancer dans la construction d'un réseau où tout serait entièrement automatisé!» Coup de maître 4 ans plus tard avec leur première exposition à la salle Novelty à Ensival où se bousculent «des centaines de spectateurs qui s'extasient devant des manoeuvres ferroviaires entièrement automatiques et jusqu'alors jugées impossibles». En témoigne ce titre du «Jour» des 5-6 octobre 1974 : «Six «bricoleurs de génie» réussissent là où des équipes d'ingénieurs échouaient depuis dix ans...» L'année suivante, vu la composition en tandem Verviers-Waremme, c'est au Collège St-Louis de la ville hesbignonne que nos «Troubadours du rail» rejouaient leur expo, nouveautés à la clé. Ce qui explique en bonne partie l'événement qui se prépare à St-Trond. «Avec Jean-Pierre Joassin de Waremme et moi, il ne reste dans les fondateurs que l'abbé Joseph Vroninks, seul néerlandophone à l'époque, et c'est chez lui, au séminaire que le plateau de notre réseau se trouve depuis 35 ans. Là qu'on se retrouve tous les 15 jours voire toutes les semaines pour y travailler à l'approche de l'expo sur le site». Et Pierre Thiebaut de préciser : «On y a réalisé un bazar de gadgets formidables car ce sera, il y a beaucoup de chance, notre dernière expo... Je vais vers mes 80 ans et certains ont encore plus!»