La surdensité de cervidés menace la biodiversité à Stoumont

Les exploitations forestières font face à une surdensité de cervidés. Avec des conséquences financières et pour la biodiversité.

Lise Cassoth

Les cerfs, biches ou encore les chevreuils sont nombreux dans les bois stoumontois, trop nombreux. À tel point qu’ils menacent la biodiversité et les exploitations forestières. Il y a plusieurs mois, la Cellule d’appui à la petite forêt privée a lancé un projet avec le Parc naturel des Sources, en proposant aux propriétaires qui possèdent une forêt de moins de 5 hectares d’effectuer un diagnostic et leur proposer des actes de gestion. Leur conclusion est sans appel: la région fait face à une surdensité de cervidés importante. Sur les 60 propriétés visitées, ils ont constaté une pression du gibier dans la moitié des forêts privées. Si elles ne sont pas toutes compromises, au moins un tiers d’entre elles présentent des problèmes conséquents. Cette surpopulation a plusieurs causes. Elle s’explique notamment par le réchauffement climatique et les hivers moins rudes des dernières années, augmentant ainsi le taux de reproductions des espèces. Certaines pratiques de chasse seraient également un facteur déterminant.

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