Dopage dans le cyclisme amateur : le coup de gueule d’un vieux briscard

Alors qu’un « repenti » vient de remporter le championnat de Belgique élites 3, un cycliste pousse un coup de gueule face à ces amateurs qui trichent.

Antoine Vidua
 «Chez les amateurs, quand tu gagnes, tu reçois une caisse de fraises», sourit notre interlocuteur.
«Chez les amateurs, quand tu gagnes, tu reçois une caisse de fraises», sourit notre interlocuteur. ©©EDA AV

Pour le grand public, le dopage en milieu sportif concerne avant tout le (très) haut niveau: multiple vainqueur du Tour de France , finalistes des Jeux Olympiques ou encore champions de tennis . La triche chez les amateurs, elle, est souvent méconnue Et pourtant. En France, par exemple, ils seraient entre 900 000 et 2,7 millions d’amateurs à avoir recours à des produits . Dans le milieu du « cyclisme du dimanche », toujours chez nos voisins, fin avril en Occitanie, la police a mis la main sur de l’EPO, des hormones de croissance, des amphétamines et autres stéroïdes anabolisants . Si le phénomène n’est – heureusement – absolument pas généralisé, il ne manque pas de décevoir les athlètes « propres », majoritaires. Le 12 juin 2022, le championnat de Belgique cycliste d’élites 3 (le « haut niveau » des amateurs) a d’ailleurs fait publiquement réagir un habitué de ces épreuves sur deux roues.